Les jeunes investisseurs sont moins fidèles

Par Jonathan Got | 25 October 2024 | Last updated on 24 October 2024
3 min read
Jeunes adultes effectuant un virement Interac.
Photo : MStudioImages / iStock

Les clients sont généralement satisfaits et fidèles à leurs conseillers en services financiers. Cependant, une proportion croissante de jeunes investisseurs préfère les plateformes en ligne aux conseillers traditionnels, révèle une enquête récente de Vanguard.

Près des trois quarts (74 %) des personnes interrogées ayant un conseiller déclarent que celui-ci en vaut chaque sou, et 44 % estiment qu’il apporte une grande valeur. Toutefois, cette perception varie en fonction de l’âge. Parmi les personnes âgées de 55 ans ou plus, 52 % jugent que leur conseiller a une grande valeur, contre seulement 36 % pour celles âgées de 18 à 34 ans.

Plus d’un tiers (35 %) des jeunes investisseurs disposant d’un conseiller reconnaissent ne pas lui faire entièrement confiance, contre 20 % pour l’ensemble des répondants.

Les clients plus âgés sont également plus fidèles à leur conseiller que les plus jeunes. Quatre personnes sur cinq (80 %) âgées de 55 ans ou plus et disposant d’un conseiller ont déclaré qu’elles resteraient probablement avec leur conseiller actuel, contre 64 % des personnes âgées de 18 à 34 ans disposant d’un conseiller.

Parmi les jeunes investisseurs interrogés, 40 % utilisent des plateformes en ligne pour la gestion de leurs investissements, tandis que 38 % font appel à des professionnels. En revanche, 70 % des plus de 55 ans ont fait appel à des conseillers, et seulement 17 % se sont tournés vers des plateformes en ligne.

Parmi les investisseurs ayant utilisé des robots-conseillers, 43 % ont déclaré leur faire confiance. Cependant, 46 % envisagent de se tourner vers un conseiller humain à l’avenir. Les principales motivations pour ce changement incluent la perception de rendements plus élevés (32 %), un manque de confiance dans leur capacité à gérer leurs propres investissements (32 %) et la conviction qu’un professionnel devrait s’occuper de leurs placements (24 %).

L’enquête a également révélé que la fréquence des communications a une incidence sur l’optimisme financier des clients. Parmi les personnes interrogées qui avaient un conseiller, près de la moitié de celles qui le rencontraient une fois par mois ou plus (46 %) étaient très ou extrêmement optimistes quant à leur avenir financier, contre un tiers de celles qui le rencontraient tous les deux ou trois mois (33 %).

« Les conseillers en services financiers devront s’efforcer d’établir la confiance, de maintenir une communication régulière et de mettre l’accent sur la valeur qu’ils offrent dans un monde de plus en plus numérique », recommande Mario Cianfarani, chef des ventes et de la distribution chez Investissements Vanguard Canada par voie de communiqué.

« Ce faisant, ils seront en mesure de servir plus efficacement les investisseurs traditionnels et les jeunes », précise-t-il.

L’enquête réalisée par Angus Reid Group en mars 2024 a impliqué 1 307 participants disposant d’au moins quelques actifs investissables, tels que des actions, des obligations, des fonds communs de placement et des comptes d’épargne à taux d’intérêt élevé. Les résultats ont été ajustés en fonction de l’âge, du sexe, du revenu et de la région des répondants.

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Jonathan Got

Jonathan Got est journaliste pour Investment Executive.