Les jeunes Québécois utilisent l’IA pour gérer leur argent

Par La rédaction | 7 November 2025 | Last updated on 6 November 2025
3 min read
Un cyberespace numérique avec des particules et une connexion à un réseau de données numériques
Wirestock / iStock

Près d’un Québécois sur quatre a eu recours à l’intelligence artificielle (IA) pour s’informer sur ses finances personnelles au cours de la dernière année. C’est ce que révèle un sondage mené par Léger pour l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Parmi les utilisateurs, 17 % se sont tournés vers des assistants conversationnels comme ChatGPT, Copilot ou Claude. Une proportion plus modeste, soit 9 %, a consulté les aperçus générés automatiquement par l’IA dans les moteurs de recherche tels que Google ou Bing.

C’est surtout l’âge qui détermine l’adoption de ces nouveaux outils. Chez les 25-34 ans, 43 % ont déjà utilisé l’IA pour des questions financières. En revanche, ce taux chute de façon marquée chez les 55 ans et plus, où l’utilisation devient quasi marginale.

DES USAGES VARIÉS

Lorsqu’on les interroge sur leurs sujets de recherche, les utilisateurs placent l’épargne et les placements au sommet de leurs préoccupations : 31 % d’entre eux se sont tournés vers l’IA pour obtenir des informations sur ces thèmes. Mais une proportion encore plus importante (40 %) indique avoir consulté l’IA sur d’autres sujets que ceux proposés dans l’enquête, signe que les besoins financiers sont variés et parfois très personnalisés.

L’analyse des données suggère que les recherches suivent le cycle de vie des répondants. Les 18-34 ans s’intéressent davantage au dossier de crédit, les 35-44 ans aux prêts et hypothèques, tandis que les 45-54 ans se tournent vers les assurances. Chez les 55 ans et plus, la nature des recherches semble s’éloigner des catégories standards, probablement en lien avec des préoccupations plus spécifiques à la retraite ou à la gestion patrimoniale.

UNE SATISFACTION ET UN INTÉRÊT ÉLEVÉS

Du côté de l’expérience utilisateur, le bilan est largement positif. Près de neuf répondants sur dix qui ont testé l’IA pour leurs finances s’en disent satisfaits, dont un quart se déclarent très satisfaits. Ce niveau de satisfaction est particulièrement élevé chez ceux qui ont utilisé directement des outils comme ChatGPT plutôt que les fonctions automatiques des moteurs de recherche.

Au-delà de l’IA, le sondage révèle un fort appétit pour l’éducation financière. Près de huit Québécois sur dix se disent prêts à consacrer une heure à une activité d’apprentissage sur le sujet. Encore une fois, l’épargne et les placements dominent les préférences, avec 36 % des répondants. Les 18-34 ans se montrent particulièrement enthousiastes, tout comme les 65 ans et plus, bien que pour des raisons probablement différentes : accumulation de capital pour les uns, gestion de patrimoine pour les autres.

La planification de la retraite arrive au deuxième rang des sujets d’intérêt, surtout chez les 45-64 ans, une tranche d’âge pour qui cette préoccupation devient concrète et urgente.

Le sondage web a été réalisé auprès de 1 010 résidents du Québec âgés de 18 ans et plus, tirés du panel représentatif de Léger.

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La rédaction