Les parents peinent à épargner pour les REEE

Par La rédaction | 6 June 2025 | Last updated on 5 June 2025
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Monnaies et billets de banque dans un bocal de verre placé sur le manuel.
pong-photo9 / iStock

Les parents peinent à épargner pour les études de leurs enfants et blâment l’incertitude économique, selon un sondage Embark, un fournisseur de régimes enregistrés d’épargne-études (REEE), mené auprès de parents d’enfants de moins de cinq ans au Québec et au Canada.

En effet, l’approche en matière d’épargne des parents et leur capacité à contribuer régulièrement au REEE de leurs enfants sont influencés par les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis et l’incertitude économique.

Le sondage révèle ainsi que :

  • 58 % des répondants du Québec sont préoccupés par les tensions commerciales avec les États-Unis (66 % au Canada),
  • 36 % des parents québécois affirment que leur capacité d’épargner pour les études de leurs enfants a été affectée négativement en raison de ces tensions et tarifs (49 % au Canada).

Outre cette incertitude, l’augmentation constante du coût des études inquiète les parents. De fait, 53 % des parents au Québec et 60 % au Canada craignent de ne pas pouvoir assumer la hausse du coût des études.

D’après Embark, les enfants nés en 2024 devraient payer 36 % de plus que les coûts actuels.

LES QUÉBÉCOIS PLUS ASSIDUS

En parallèle, bien que 90 % des parents sondés au Québec et au Canada reconnaissent la valeur des études postsecondaires pour leurs enfants, nombreux sont ceux qui ne profitent pas des REEE.

En effet, seulement 52 % des parents canadiens d’enfants de moins de cinq ans épargnent activement pour les études de leurs enfants au moyen d’un compte dédié.

En comparaison, 65 % des répondants québécois épargnent activement pour les études de leurs enfants, témoignant d’une plus assiduité de leur part que leurs homologues canadiens.

LES DÉFIS CROISSANTS DE LA PARENTALITÉ

Enfin, le sondage met aussi en relief les défis de la parentalité, notamment le manque de sommeil.

Ainsi, 79 % des parents de jeunes enfants sont régulièrement réveillés par leurs enfants, et 41 % déclarent souffrir d’un manque chronique de sommeil (dormant six heures ou moins par nuit).

Cet épuisement influence non seulement leur santé physique et mentale, mais aussi leur aptitude à prendre des décisions financières éclairées, 37 % des parents fatigués et stressés admettant regretter des choix financiers faits en état de privation de sommeil.

UN VÉHICULE D’ÉPARGNE ACCESSIBLE

Les parents disent rencontrer plusieurs obstacles quand vient le temps d’ouvrir un REEE :

  • 32 % affirment ne pas avoir assez d’argent pour y cotiser,
  • 27 % craignent que leur situation financière ne change,
  • 19 % s’inquiètent de devoir verser des cotisations régulières.

Pourtant, même une petite cotisation mensuelle au REEE peut avoir un impact significatif à long terme, malgré la volatilité des marchés, rappelle Andrew Lo, président et chef de la direction d’Embark.

Sans compter que les subventions gouvernementales peuvent représenter jusqu’à 20 % des cotisations à un REEE, offrant une valeur immédiate avant même de tenir compte de la croissance par intérêts composés et gains de placement.

Burson a utilisé le panel en ligne LEO (Léger Opinion) pour sonder 1 000 parents canadiens ayant des enfants de moins de cinq ans entre le 30 avril et le 6 mai 2025.

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La rédaction