Les pays où les ménages investissent le plus en Bourse

Par La rédaction | 15 April 2025 | Last updated on 15 April 2025
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Femme regardant les graphiques boursier.
izusek / iStock

Tandis que les marchés financiers mondiaux subissent une volatilité accrue, une étude récente d’HelloSafe s’est intéressée au taux de participation des ménages aux marchés boursiers.

Se basant sur la Bourse comme indicateur clé de la confiance économique, l’étude réalisée par HelloSafe a analysé le taux de participation des ménages au marché boursier dans 32 pays.

Ainsi, quatre pays, les États-Unis (55 %), le Canada (49 %), l’Australie (37 %) et la Nouvelle-Zélande (31 %), se distinguent par leur taux de détention d’actions en Bourse, démontrant une forte culture d’investissement.

DES DISPARITÉS CONTINENTALES IMPORTANTES

Toutefois, l’étude révèle des disparités continentales marquées quant aux taux de participation des ménages aux marchés boursiers.

En Europe, la Suède (22 %) et la Finlande (18,7 %) surpassent des économies majeures telles que la France (15,1 %) et l’Allemagne (14,2 %).

En Asie, les taux sont globalement faibles, même dans des centres financiers dynamiques comme Hong Kong (13,8 %) et le Japon (15,2 %).

Enfin, des pays émergents comme le Brésil (8 %) ou le Maroc (0,5 %) affichent des niveaux nettement inférieurs, témoignant de marchés financiers encore en développement.

DES RENDEMENTS BOURSIERS CONTRASTÉS

D’après l’analyse des rendements annualisés sur dix ans, les États-Unis, avec le S&P 500, demeurent en tête avec un rendement de 16,89 %, ce qui en fait l’un des indices les plus performants sur la période. 

Les marchés émergents, notamment le Brésil et l’Inde, suivent de près, avec des rendements proches de 15,9 %.

Le Vietnam et la Nouvelle-Zélande ont également des rendements respectables, mais plus modérés (12,22 % et 10,66 %).

Le Canada se classe au 13e rang, affichant un rendement de 7,31 %.

Par ailleurs, des marchés comme le Royaume-Uni (2,67 %) et l’Espagne (1,65 %) montrent des performances bien inférieures, indiquant une faible croissance sur la période.

Le Portugal (1,71 %) et la France (5,93 %) ont également sous-performé par rapport à leurs homologues mondiaux.

« Dans des pays comme les États-Unis ou le Canada, l’investissement en actions est profondément intégré dans les dispositifs d’épargne-retraite — via les fonds de pension — et soutenu par des incitations fiscales fortes. La culture financière y est plus développée, et l’accès aux marchés facilité par des plateformes low cost et une régulation favorable », explique Pauline Laurore, experte finance chez HelloSafe.

« À l’inverse, poursuit-elle, dans de nombreux pays émergents, les infrastructures financières sont moins matures, les produits d’investissement peu démocratisés, et l’épargne reste majoritairement orientée vers l’immobilier ou les actifs non risqués. Même dans des pays très peuplés comme l’Inde ou la Chine, la faible pénétration boursière (6 à 7 %) montre que le potentiel de croissance est considérable, à condition de surmonter les freins éducatifs, technologiques et institutionnels. »

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La rédaction