Les pressions financières augmentent, sans crise de solvabilité

Par La rédaction, Investment Executive | 7 June 2026 | Last updated on 7 June 2026
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Femme inquiète recevant un appel concernant un problème administratif ou financier.
draganab / IStock

Les finances des ménages subissent des pressions croissantes en raison de l’inflation et du ralentissement du marché du travail, mais il n’y a pas encore de crise de solvabilité, affirme la Financière Banque Nationale (FBN).

Dans une note de recherche récente, des analystes de FBN reconnaissent que les données récentes pointent vers une détérioration de la santé financière des ménages. La dette totale associée aux insolvabilités a atteint au premier trimestre son plus haut niveau depuis la crise financière, tandis que le nombre de dossiers d’insolvabilité a lui aussi grimpé à son niveau le plus élevé depuis 2009.

« Toutefois, deux ajustements sont nécessaires pour interpréter correctement la tendance des insolvabilités », indique la note.

D’une part, les données comportent un aspect saisonnier, les volumes d’insolvabilité étant traditionnellement plus élevés durant la première moitié de l’année.

D’autre part, la population canadienne a fortement augmenté depuis 2009, avec une hausse d’environ 25 % depuis cette période.

« Une fois les données désaisonnalisées et exprimées sur une base par habitant, le taux d’insolvabilité demeure bien inférieur au sommet atteint au lendemain de la crise financière et se situe même sous son niveau prépandémique de 2019 », souligne la note.

En effet, la récente hausse des dossiers d’insolvabilité observée au cours des dernières années « reflète un retour à la normale après un creux exceptionnellement bas pendant la pandémie, plutôt qu’un effondrement généralisé du crédit des ménages », ajoute-t-elle.

Ainsi, même si les données témoignent d’une montée des pressions financières, elles ne signalent pas un risque de crédit systémique, estime FBN.

« L’interprétation la plus juste demeure plus nuancée : les tensions financières augmentent, mais leur ampleur reste modérée selon les normes historiques, du moins pour l’instant », conclut la note.

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La rédaction, Investment Executive