Les retards dans la mise en œuvre des réformes laissent les marchés vulnérables

Par James Langton | 22 October 2025 | Last updated on 21 October 2025
2 min read
Un sablier dont l'ombre est un dollar.
LdF / iStock

Alors que les risques et incertitudes s’accumulent dans le système financier mondial, les réformes adoptées après la crise financière de 2008 restent incomplètes, prévient le Conseil de stabilité financière (CSF).

Dans une lettre adressée aux responsables des finances et aux banquiers centraux du G20, à la veille de leur réunion des 15 et 16 octobre, le président du FSB, Andrew Bailey, exhorte à renforcer la surveillance des risques systémiques émergents et à accélérer la mise en œuvre complète des réformes post-crise.

Un rapport stratégique publié en parallèle révèle que la mise en œuvre « complète, opportune et cohérente » de ces réformes — notamment celles concernant les institutions « trop grandes pour faire faillite », les dérivés de gré à gré, les règles de fonds propres (Bâle III) ou encore les marchés des cryptoactifs — n’a pas encore été pleinement réalisée.

Le FSB souligne que les incohérences actuelles compromettent l’efficacité des marchés, la stabilité financière et l’intégrité du cadre réglementaire mondial. L’organisme prévoit maintenant de s’attaquer aux causes de ces écarts et de formuler des recommandations concrètes pour améliorer le suivi et la mise en œuvre des réformes.

Dans un contexte de risques élevés, incluant l’adoption rapide de l’intelligence artificielle dans les services financiers et l’usage croissant des stablecoins, la lettre d’Andrew Bailey rappelle l’importance d’un cadre réglementaire mondial robuste et coordonné, essentiel non seulement pour prévenir les crises, mais aussi pour soutenir une croissance durable.

Abonnez-vous à nos infolettres

James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.