L’IA générative, la clé de la productivité et de sécurité de l’emploi ?

Par La rédaction | 19 November 2025 | Last updated on 18 November 2025
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Un analyste utilise un ordinateur et un tableau de bord pour l’analyse des données commerciales et le système de gestion des données avec des KPI et des métriques connectés à la base de données pour la finance, les opérations, les ventes.
Khanchit Khirisutchalual / iStock

Les employés qui utilisent quotidiennement l’intelligence artificielle (IA) générative se disent plus productifs que leurs collègues. Ils affirment également bénéficier d’une plus grande sécurité de l’emploi et de meilleures conditions salariales, selon l’enquête Global Workforce Hopes & Fears Survey 2025 de PwC.

Ces utilisateurs quotidiens perçoivent en effet plus d’avantages concrets que les utilisateurs occasionnels :

  • 92 % contre 58 % en matière de productivité,
  • 58 % contre 36 % pour la sécurité d’emploi,
  • et 52 % contre 32 % en ce qui concerne le salaire.

« Les employés qui utilisent l’IA au quotidien en récoltent les fruits : une productivité accrue, une plus grande sécurité de l’emploi et une meilleure rémunération. Mais pour que ces avantages profitent à plus de personnes, les entreprises doivent aller au-delà de la formation. Le travail lui-même doit être repensé et le partenariat homme-machine redéfini. C’est la réussite de cette démarche qui déterminera si l’IA générative deviendra un véritable moteur de croissance et d’inclusion, ou une occasion manquée », souligne Pete Brown, Global Workforce Leader, PwC.

Car, si 54 % des employés disent utiliser l’IA pour les soutenir dans leur fonction, le taux d’utilisation est encore très faible. Seuls 14 % des sondés se reposent quotidiennement sur l’IA générative.

UN ASPECT HUMAIN À NE PAS NÉGLIGER

L’enquête estime que les employeurs pourraient en faire plus pour le développement de leurs employés.

Seule la moitié (51 %) des non-cadres rapportent avoir accès aux possibilités d’apprentissage et de développement dont ils ont besoin, comparativement à 66 % des cadres et 72 % des cadres supérieurs.

Le fossé est donc loin d’être comblé, d’autant que la culture d’apprentissage n’est pas perçue de la même manière par tous.

Dans l’ensemble, 54 % des travailleurs estiment que leur équipe considère l’échec comme une occasion d’apprendre et de progresser. Mais cette proportion grimpe à 65 % dans le secteur des technologies, contre seulement 47 % dans celui des transports et de la logistique.

DE LOURDES PRESSIONS EXTERNES

De plus, la motivation des employés est minée par les pressions externes, notamment les pressions financières. Un tout petit peu plus de la moitié des travailleurs (53 %) se disent très optimistes quant à l’avenir de leur fonction. Les non-cadres se montrent moins confiants (43 %) que les cadres supérieurs (72 %).

Et même chez ceux-ci, la confiance reste fragile, puisque seuls 64 % affirment comprendre clairement les objectifs de leur entreprise.

Plus de la moitié (55 %) de la main-d’œuvre mondiale dit subir des pressions économiques, une hausse de trois points de pourcentage en un an. Par ailleurs, 35 % se sentent débordés de façon hebdomadaire, une proportion qui grimpe encore chez les employés plus jeunes (42 %).

Sans compter que seuls 43 % des employés ont eu une augmentation de salaire au cours de la dernière année et un pourcentage (17 %) encore plus petit ont été promu.

Dans un contexte économique plus incertain, l’intention de demander une hausse de salaire ou une promotion diminue, passant respectivement de 43 % à 37 % et de 35 % à 32 %.

Les entreprises auraient tout intérêt à tenter de renforcer l’adhésion de leurs équipes. Les travailleurs qui se sentent fortement alignés sur les objectifs de la direction sont 78 % plus motivés que ceux qui se sentent le moins alignés, révèle l’étude.

« Les travailleurs s’épanouissent lorsqu’ils comprennent l’objectif : l’alignement avec la direction entraîne une augmentation de la motivation de 78 %. En cette année où les contraintes financières augmentent et où beaucoup se sentent dépassés, les dirigeants doivent redéfinir le travail et apporter clarté et confiance : des cas d’utilisation simples au quotidien, des garde-fous éprouvés, ainsi que les compétences, la confiance et le soutien qui font de l’IA un soutien tangible », conclut Nicki Wakefield, Global Clients & Industries Leader, PwC.

 Près de 50 000 travailleurs dans 48 grandes économies et 28 secteurs d’activité ont répondu à l’enquête Global Workforce Hopes & Fears Survey 2025.

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La rédaction