L’IA séduit les conseillers… surtout à la maison

Par La rédaction | 27 June 2025 | Last updated on 26 June 2025
3 min read
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Les conseillers intègrent de plus en plus l’intelligence artificielle (IA) dans leur quotidien, mais pas de la même façon à la maison et au travail. Alors que 30 % des conseillers déclarent utiliser fréquemment l’IA dans leur vie personnelle, ils sont seulement 25 % à le faire dans leur pratique professionnelle, selon un récent sondage de Financial Planning.

Pourtant, l’appréciation de l’IA au travail progresse : 85 % estiment qu’elle a eu un effet positif sur leur pratique, comparativement à 64 % l’an dernier. Et environ les trois quarts des répondants affirment que les bénéfices des outils d’IA générative se sont fait sentir immédiatement.

Au travail, 9 % des conseillers déclarent utiliser l’IA générative très fréquemment, 16 % fréquemment, 33 % à l’occasion, 21 % rarement et 21 % jamais. Pour un usage personnel, ces proportions sont respectivement de 10 %, 20 %, 31 %, 24 % et 15 %.

Dans la vie personnelle, les conseillers utilisent principalement l’IA pour :

  • planifier des repas et des voyages ;
  • créer des jeux et des leçons pour des enfants ou des groupes de jeunes ;
  • élaborer des programmes de santé (exercice et alimentation) ; 
  • rechercher des actualités et des recettes sans publicités ni murs payants.

Dans le cadre professionnel, l’IA leur sert surtout pour :

  • préparer des rencontres avec les clients ;
  • rédiger des courriels, comptes rendus et suivis ;
  • générer du contenu marketing (infolettres, publications, blogues, images) ;
  • créer des propositions et rédiger des procédures internes ;
  • résumer des articles ou vidéos,
  • faire de la recherche.

Certains vont plus loin en automatisant leur site web avec un chatbot IA, capable de répondre aux questions des clients et de générer des appels de prospection.

Ce que les conseillers évitent encore

Malgré uneadoption croissante de l’IA, certaines fonctions restent délicates, notamment :

  • la création de vidéos avec avatars ;
  • la rédaction de textes conformes à la réglementation ;
  • la modélisation de scénarios financiers ;
  • l’automatisation des communications en fonction des marchés ;
  • l’évaluation du profil de risque des clients.

Les outils d’IA sont utiles pour gagner du temps et permettent d’être plus efficace. Cependant, dans le cadre professionnel, ils doivent être utilisés avec prudence, mentionne un conseiller. « Il faut s’attendre à ce qu’ils fassent parfois des erreurs absurdes, mais formulées avec beaucoup d’assurance. »

Certains conseillers ne font pas confiance à l’IA pour choisir des investissements ou manipuler des données financières, en raison de données erronées ou incomplètes.

Plusieurs refusent de partager des données confidentielles avec les outils d’IA ou d’utiliser ceux-ci pour interagir directement avec la clientèle. D’autres soulignent les limites de fiabilité, notamment pour les données financières, et préfèrent cantonner l’IA aux tâches qualitatives.

La méfiance déborde aussi sur la sphère privée. « Je ne veux pas que l’IA sache tout ce qui me passe par la tête. Ces outils ont une mémoire et peuvent construire un profil. Je ne sais pas comment cela pourrait se retourner contre moi un jour », s’inquiète un conseiller.

Certes, l’IA permet d’économiser du temps et de libérer de l’espace mental, mais l’outil n’est pas sans faille. « Parfois, je passe plus de temps à corriger l’IA qu’à faire la tâche moi-même », confie un répondant.

Ce n’est donc pas demain que l’IA remplacera les conseillers !

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La rédaction