L’IA : un moteur de dépenses de 4,4 billions de dollars d’ici 2030

Par La rédaction | 31 January 2025 | Last updated on 30 January 2025
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D’ici cinq ans, l’intelligence artificielle (IA) sera à l’origine de près de la moitié (46 %) des dépenses des consommateurs aux États-Unis. Cette tendance est particulièrement marquée chez les 18 à 44 ans un groupe qui profitera d’une hausse de ses revenus et de son pouvoir d’achat, révèle une étude réalisée par Cognizant et Oxford Economics.

L’étude révèle également que les consommateurs familiers avec l’IA représenteront jusqu’à 55 % des achats aux États-Unis. Les prévisions de dépenses dans les autres pays étudiés sont également élevées : au Royaume-Uni, elles sont estimées à 690 milliards de dollars (G$), soit 39 % des dépenses. En Australie, elles s’élèveront à 669 G$ (55 %), tandis qu’en Allemagne, elles atteindront 539 G$ (46 %).

Ravi Kumar S., chef de la direction de Cognizant, signale que les entreprises doivent développer des solutions d’IA capables de renforcer la confiance des consommateurs, en maximisant le potentiel de l’IA pour transformer l’expérience client tout en ouvrant de nouvelles opportunités économiques.

L’analyse, qui repose sur des données démographiques et comportementales recueillies auprès de 8 400 consommateurs dans quatre pays, montre que la commodité est le principal moteur de l’adoption de l’IA. Environ 75 % des répondants déclarent que la frustration liée au processus d’achat les pousse à privilégier des solutions d’IA qui leur font gagner du temps. Parmi eux, 22 % citent le gain de temps comme la raison principale d’utiliser l’IA, contre 12 % qui l’utilisent pour trouver de meilleures offres.

BESOIN DE CONTRÔLE

Dans toutes les tranches d’âge, 47 % des consommateurs déclarent être à l’aise avec l’utilisation de l’IA pour les aider à choisir des produits et des services. Ils apprécient notamment les outils de recherche alimentés par l’IA, les recommandations personnalisées et les assistants virtuels.

Toutefois, malgré leur appétit pour des expériences fluides, les consommateurs veulent conserver la main sur leurs décisions. Au total, 75 % d’entre eux se montrent peu disposés à autoriser une IA à autoriser une IA à commander et payer automatiquement des articles de grande valeur sans leur consentement direct. 

En revanche, les consommateurs se montrent plus enclins à utiliser l’IA pour des tâches plus simples et routinières. Ainsi, 28 % des répondants se disent à l’aise avec l’idée que l’IA puisse commander automatiquement des articles à faible coût qui doivent être achetés régulièrement, comme des filtres à air pour systèmes de chauffage et de climatisation intelligents.

De manière générale, les consommateurs se sentent plus enclins à recourir à l’IA durant la phase d’utilisation des produits, après l’achat. L’IA peut les aider à gagner du temps et à bénéficier de services ciblés qui ajoutent de la valeur à leur expérience.

LES APPAREILS MOBILES FAVORISENT L’ADOPTION

L’étude met en lumière que l’intégration de l’IA dans des dispositifs déjà largement adoptés, comme les téléphones intelligents et les applications mobiles, pourrait encourager son utilisation par un plus grand groupe de consommateurs. Ces derniers sont déjà habitués à réaliser des activités sur leurs appareils mobiles, comme les services bancaires (52 % des répondants) ou la réservation de voyages (44 %). Cette familiarité pourrait contribuer à réduire la méfiance et à accroître la confiance envers les outils d’IA au fil du temps selon l’étude.

Les entreprises de tous les secteurs doivent à s’ajuster à cette évolution en développant des agents IA capables de gérer des tâches complexes à chaque étape du parcours d’achat des consommateurs. Les auteurs du rapport signalent que cette transition représente un potentiel économique significatif, alors qu’une autre étude prévoit que l’IA pourrait injecter 1 000 G$ dans l’économie américaine d’ici 2032.


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La rédaction