L’investissement hybride résonne davantage auprès des jeunes

Par La rédaction | 14 October 2025 | Last updated on 10 October 2025
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Un dessin d'une flèche qui se divise en trois. Chaque pointe amène à une tirelire d'une couleur différente. Celle de gauche est verte, celle du haut est rose et celle de droit est bleue.
Dragon Claws / iStock

Près d’un huitième des Canadiens (12 %) investissent par eux-mêmes en plus de posséder un portefeuille géré par un conseiller en sécurité financière, révèlent les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

Le régulateur profite du Mois de l’éducation des investisseurs pour publier « Investissement hybride : Rapport sommaire de recherche », un document qui décrit les comportements, motivations et profils de risque des investisseurs hybrides.

Les ACVM ont ainsi découvert que les jeunes hommes diplômés, soit ceux âgés de 18 à 34 ans, particulièrement étaient plus susceptibles d’être rangés dans cette catégorie d’investisseurs. Le régulateur note que ces investisseurs ont des profils plus risqués que les autres.

Ils sont ainsi davantage portés à la spéculation que les investisseurs se fiant entièrement à leurs conseillers et moins conscients des risques de fraude, spécialement lorsqu’ils élaborent eux-mêmes leur plan financier ou n’en ont pas. Ce qui ne manque pas d’alarmer le régulateur.

« Quelle que soit la méthode d’investissement retenue, il va sans dire qu’un investisseur doté d’un plan financier englobant l’ensemble de ses comptes est mieux outillé pour prendre des décisions de placement éclairées qui cadrent avec sa tolérance au risque et ses objectifs, ainsi que pour éviter les produits frauduleux ou qui ne lui conviennent pas », rappelle Stan Magidson, président des ACVM et président-directeur général de l’Alberta Securities Commission.

Ainsi, 84 % des investisseurs hybrides se disent prêts à assumer un niveau de risque modéré ou élevé dans leurs placements. Une proportion nettement supérieure à celle observée chez l’ensemble des investisseurs canadiens en général (46 %, selon une enquête réalisée en 2024 par l’OCRI).

Les investisseurs hybrides ayant élaboré un plan financier avec un professionnel des finances sont généralement plus prudents. Leur portefeuille comporte ainsi moins de produits non traditionnels à haut risque, comme les cryptoactifs et les options. Ils font également moins d’opérations d’achat et de vente fréquentes et ont moins de chance de prendre des risques importants dans l’espoir d’un rendement très élevé que les investisseurs hybrides n’ayant pas de plan financier.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la relation entre les investisseurs hybrides et leur conseiller n’est pas mauvaise. Au contraire, le sondage montre qu’ils entretiennent une relation étroite avec leur conseiller, lequel est d’ailleurs la plupart du temps au courant de leurs activités d’investissement autonome. 

À noter toutefois que les groupes de discussion brossent un portrait plus nuancé : la plupart des participants y décrivent une relation distante et essentiellement de nature transactionnelle avec leur conseiller.

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La rédaction