L’OCRI prévoit un retour au déficit pour l’exercice 2025

Par La rédaction | 1 October 2024 | Last updated on 30 September 2024
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Homme d'affaires lisant des documents à la loupe sur un bureau, gros plan avec mise au point sélective.
Bits and Split / AdobeStock

Après avoir enregistré un excédent au cours de son dernier exercice financier en raison de l’augmentation de ses recettes et de ses dépenses, l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) prévoit un léger déficit pour l’exercice 2025, alors qu’il poursuit l’intégration des organismes d’autoréglementation (OAR) des courtiers en valeurs mobilières.

Dans son dernier rapport annuel, l’OAR a présenté ses résultats financiers pour l’année écoulée (au 31 mars), qui ont vu les revenus augmenter de 10 % et les dépenses d’exploitation de 9 %, d’une année sur l’autre.

Les coûts de la réglementation des courtiers, en particulier, ont augmenté de 7 % par rapport à l’année précédente, ce qui, selon l’OAR, est « principalement dû à l’augmentation des frais d’occupation, de rémunération et de technologie ».

La croissance des revenus étant supérieure à celle des dépenses, l’OAR a déclaré un excédent de 5,9 millions de dollars (M$) avant les coûts d’intégration, contre 4,3 M$ l’année précédente.

L’excédent d’exploitation est principalement dû à « l’augmentation des revenus d’investissement sur les placements à court terme et les placements affectés aux régimes de retraite et d’avantages complémentaires de retraite des employés non enregistrés, ainsi qu’aux prélèvements sur les souscriptions, qui fluctuent tous deux en fonction des conditions du marché », a indiqué l’OAR.

Les coûts d’intégration des deux OAR ont diminué à 10,9 M$ pour l’exercice 2024, contre 13,5 M$ l’année précédente. Les frais spéciaux facturés pour tenir compte de ces coûts ont commencé en 2024.

En ce qui concerne l’avenir, le rapport indique que CIRO prévoit une augmentation de 7 % des dépenses de fonctionnement pour l’exercice 2025, le total des dépenses passant de 149,1 M$ en 2024 à 160,1 M$ en 2025.

Les recettes totales devraient s’élever à 156,8 M$, ce qui entraînerait un déficit de 3,3 M$ pour l’année.

L’OCRI a déclaré que les recettes non tarifaires devraient augmenter fortement (de 29 %) au cours de l’exercice 2025 ; malgré cela, les frais sont budgétisés pour augmenter de 4 %, les frais de concession augmentant de 4,5 %, en conséquence.

« Ces augmentations de frais tiennent compte des augmentations inflationnistes, des augmentations au mérite pour les employés, de l’amortissement plus élevé découlant du déménagement dans un nouveau bureau à Toronto et d’un retour à des dépenses de projet normalisées après une période largement axée sur l’intégration », indique le rapport.

Les courtiers qui paient la facture des coûts d’intégration paieront également un supplément de 6 % de leurs frais annuels d’OAR pour financer ces coûts.

« On estime que si les taux sont maintenus à 6 % dans les années à venir, les coûts seront récupérés sur un total de quatre ans, de l’exercice 2024 à l’exercice 2027 », indique le rapport.

Dans le cadre du processus d’intégration en cours, l’OCRI prévoit de mener des consultations sur les deux dernières phases du projet de consolidation du Manuel de réglementation, d’achever ses consultations sur un nouveau modèle de tarification et d’élaborer des propositions visant à harmoniser ses régimes de formation continue et à fusionner ses fonctions de traitement des plaintes et des demandes de renseignements, selon le rapport.

« Au cours de l’année écoulée, nous avons fait des progrès considérables pour nous assurer que nos services sont efficaces, rentables et adaptés aux besoins des investisseurs canadiens », a déclaré Andrew Kriegler, président et chef de la direction de l’OAR, dans un communiqué accompagnant le rapport annuel.

Le groupe consultatif d’investisseurs (GCI) de l’OAR a également publié son premier rapport annuel, qui décrit ses activités au cours de l’année écoulée.

« L’année inaugurale du GCI a été une année d’engagement et de consultation chargée et enrichissante, selon Andrew Kriegler. Je tiens à remercier les membres du GCI pour le temps et les efforts qu’ils ont consacrés au lancement de ce nouveau groupe consultatif important et pour les conseils avisés qu’ils ont fournis à l’OCRI du point de vue des investisseurs. »

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La rédaction