Marché immobilier québécois : forte demande, hausse des prix

Par La rédaction | 24 April 2025 | Last updated on 23 April 2025
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Modèle de maison avec homme d’affaires signe un contrat d’achat ou une hypothèque pour une assurance habitation d’achat et de vente concernant le prêt hypothécaire Concept immobilier, espace de copie pour le texte de l’éditeur.
David Gyung / iStock

Selon l’Étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePage, le marché résidentiel québécois a fait preuve de résilience et de vigueur au premier trimestre 2025, malgré un climat économique incertain.

En effet, le prix médian d’une propriété au Québec a augmenté de 7,6 %. En comparaison, à l’échelle du Canada, cette hausse n’est que de 2,1 %.

Les marchés du Québec ont enregistré des gains des prix d’une année sur l’autre au cours des trois premiers mois de l’année, une tendance contraire aux marchés de l’Ontario et de la Colombie-Britannique.

Grande championne, la ville de Québec a enregistré une augmentation de 17,0 %, ce qui constitue la plus forte hausse à l’échelle nationale et provinciale pour un quatrième trimestre consécutif.

Dans le Grand Montréal, le prix médian d’une propriété s’est apprécié de 7,9 %, alors que les marchés du Grand Toronto et de Vancouver ont connu des baisses, respectivement de 2,7 % et de 0,7 %.

Selon Royal LePage, les deux dernières réductions consécutives du taux directeur par la Banque du Canada, en janvier et en mars, « ont agi comme un catalyseur pour plusieurs acheteurs », exerçant une pression sur les prix en raison de l’offre limitée dans toute la province.

UN MARCHÉ RÉSILIENT EN CAS DE RÉCESSION

Cependant, plusieurs signes d’un ralentissement économique commencent à se manifester, notamment une baisse des marchés boursiers, une hausse de l’inflation et des pertes d’emploi dans certains secteurs.

Dans le cas où une récession surviendrait, Royal LePage estime que celle-ci « serait de nature modérée et de courte durée ».

« Le système bancaire canadien est solide, et les mécanismes de protection en place permettent de limiter les effets les plus sévères sur les ménages. Avant de vendre leur propriété en réaction à la hausse du coût de la vie, les ménages réduiront d’abord d’autres dépenses discrétionnaires », soutient Dominic St-Pierre, vice-président exécutif, développement des affaires, Royal LePage.

« L’achat d’une propriété demeure un projet structurant à long terme, et nous croyons que les besoins fondamentaux en logement continueront de soutenir le marché, même dans un contexte plus incertain », ajoute-t-il.

ENTRE OPTIMISME ET PRUDENCE

Selon un nouveau sondage de Royal LePage, 65 % des Québécois sont confiants envers l’économie canadienne, la proportion la plus élevée de toutes les provinces.

« Les Québécois sont souvent plus optimistes vis-à-vis de l’économie par rapport au reste du Canada », indique M. St-Pierre.

« D’une part, explique-t-il, notre marché immobilier est historiquement moins sujet à de grandes fluctuations étant donné la stabilité relative de son immigration et de son flux migratoire interprovincial. Le Québec est moins exposé aux mouvements brusques qui peuvent amplifier les cycles de ralentissement ou d’effervescence dans d’autres grandes provinces. Cela contribue à une perception plus sereine du marché, même en période d’incertitude. »

Néanmoins, près de 48 % des acheteurs québécois ont reporté leurs démarches d’achat de propriété en raison du différend commercial avec les États-Unis, ce qui correspond à la tendance nationale (49 %).

DES PRÉVISIONS MAINTENUES POUR 2025

Malgré l’incertitude économique, Royal LePage maintient ses prévisions pour le marché résidentiel québécois en 2025, anticipant une hausse de 7 % des prix des propriétés au Québec d’ici la fin de l’année.

Cette projection repose sur l’hypothèse selon laquelle l’essentiel des activités se concentrera dans la première moitié de l’année.

Selon Royal LePage, une demande supérieure à l’offre, combinée à un environnement de taux d’intérêt plus favorable, continuera d’exercer une pression haussière sur les prix, en dépit de l’instabilité économique.

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La rédaction