MBA et IA : le duo gagnant des recruteurs

Par La rédaction | 11 July 2025 | Last updated on 10 July 2025
4 min read
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Les diplômés des écoles de commerce peuvent aborder l’avenir professionnel avec confiance… à condition de développer de fortes compétences technologiques, notamment en intelligence artificielle (IA).

Selon le sondage 2025 du Graduate Management Admission Council (GMAC), les employeurs à l’échelle mondiale continuent de valoriser fortement la formation en gestion, même dans un environnement marqué par l’inflation, des craintes de récession et une adoption rapide des technologies comme l’IA.

Réalisée auprès de plus de 1100 recruteurs dans 46 pays — dont près des deux tiers œuvrent pour des entreprises du palmarès Global Fortune 500 — l’enquête révèle que les compétences telles que la résolution de problèmes, la pensée stratégique, la communication et l’adaptabilité restent les plus prisées. Mais la maîtrise des outils d’IA gagne rapidement du terrain, devenant l’une des compétences les plus anticipées pour les cinq prochaines années.

« Alors que l’IA fait de plus en plus partie intégrante du processus décisionnel et de l’élaboration de la stratégie d’une entreprise, les employeurs continuent de se tourner vers les diplômés des écoles de commerce pour leur polyvalence et leur réflexion stratégique, tout en appréciant de plus en plus leur capacité à innover et à relever les défis et à saisir les opportunités de la perturbation technologique », observe Joy Jones, PDG du GMAC.

DIFFÉRENCES CANADIENNES
Au Canada, les priorités diffèrent légèrement des tendances mondiales. Contrairement à d’autres régions, les recruteurs canadiens ne placent pas les compétences en IA dans leur top cinq des compétences de demain. Ils privilégient plutôt l’initiative, la pensée stratégique, lescompétences technologiques générales, la communication et la capacité à être encadré.

Actuellement, les compétences les plus valorisées par les employeurs canadiens sont le leadership, l’adaptabilité, la résolution de problèmes, la pensée stratégique et la communication. Cela témoigne d’un attachement plus marqué aux compétences humaines et au potentiel de leadership.

DES PERSPECTIVES D’EMBAUCHE FAVORABLES
Les recruteurs canadiens, tout comme leurs homologues internationaux, continuent de faire preuve d’optimisme en matière d’embauche. La majorité des employeurs canadiens prévoient de maintenir ou d’augmenter leurs embauches de diplômés d’écoles de commerce, en particulier ceux détenant un MBA.

Cependant, les recruteurs canadiens — au même titre que ceux des États-Unis — accordent davantage de valeur aux diplômes obtenus dans leur propre pays. Plus de la moitié d’entre eux estiment que les diplômes locaux sont plus pertinents que ceux obtenus à l’étranger, bien que plusieurs reconnaissent également l’intérêt d’embaucher des candidats internationaux pour leur diversité culturelle et leur perspective globale.

En matière de modalités de formation, le Canada affiche une certaine prudence. Contrairement à d’autres régions comme l’Afrique, l’Asie ou le Moyen-Orient, les employeurs canadiens sont moins enclins à considérer les diplômes en ligne comme équivalents aux formations en personne.

LE MBA, UNE VALEUR SÛRE
À l’échelle mondiale, la confiance envers les diplômés en commerce reste élevée : 99 % des employeurs sondés croient que les écoles de gestion préparent efficacement les étudiants à réussir au sein de leur organisation.

Près des deux tiers affirment même que ces compétences sont devenues plus critiques que jamais, à mesure que les entreprises s’adaptent à des environnements technologiques en constante évolution.

Le MBA demeure une valeur sûre. Quelque 90 % des recruteurs disent vouloir embaucher des détenteurs de MBA en 2025 — une proportion plus élevée que pour les diplômés de programmes de premier cycle ou issus d’autres horizons professionnels. Les diplômes généralistes en commerce sont particulièrement prisés, avec 76 % des entreprises prévoyant d’en embaucher autant ou plus que l’année précédente.

UNE GÉNÉRATION Z EN QUÊTE DE CRÉDIBILITÉ
Alors que les nouveaux arrivants sur le marché du travail appartiennent majoritairement à la génération Z, les perceptions à leur égard restent partagées.

Environ 61 % des employeurs jugent qu’ils démontrent un professionnalisme équivalent à celui des diplômés des générations précédentes. Toutefois, certains secteurs, comme le conseil et les services de santé, qui exigent un contact direct avec la clientèle, expriment davantage de réserves quant à leur fiabilité ou à leur présentation.

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La rédaction