Ménages : une meilleure résilience financière

Par La rédaction | 24 October 2025 | Last updated on 23 October 2025
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Beau couple d'aînés espiègles vêtus de tabliers dansant dans leur cuisine.
g-stockstudio / iStock

Les ménages canadiens ont amélioré leurs capacités de résistance à une dégradation économique ou à une période de chômage, selon un rapport de la Banque du Canada.

Les nuages restent nombreux dans le ciel financier des ménages canadiens. L’activité économique du pays — avec une possible remontée du chômage — reste suspendue aux négociations sur les tarifs douaniers avec les États-Unis. Dans ce contexte, de nombreux ménages s’apprêtent à renouveler leur prêt hypothécaire au cours de l’année à venir.

La capacité de résilience financière des ménages canadiens est plutôt rassurante, selon une étude du personnel de la Banque du Canada.

Environ 94 % des ménages détenant une hypothèque et ayant renouvelé leur prêt pourraient couvrir l’augmentation de leurs paiements pendant au moins 12 mois en utilisant la totalité de leurs actifs financiers, estime ce rapport.

Cette proportion atteint environ 83 % lorsqu’on ne tient compte que des actifs financiers liquides, soit les comptes chèques, CPG, FNB, actions et obligations détenus hors des comptes verrouillés.

Cependant, environ un ménage sur dix détenant une hypothèque dispose d’un coussin d’actifs liquides qui ne durait qu’un maximum d’un mois face à une hausse des paiements hypothécaires.

Quant au risque de perte d’emploi, un peu moins de 80 % des emprunteurs pourraient utiliser leurs actifs liquides pour couvrir leurs paiements hypothécaires pendant une période de chômage typique.

En revanche, un cinquième des emprunteurs hypothécaires ne disposeraient pas d’actifs pour assurer entièrement leurs paiements hypothécaires pendant une période moyenne de chômage.

Par ailleurs, la Banque du Canada observe qu’historiquement, très peu de ménages ayant une faible épargne soient en défaut de paiement.

Plus que de leur capacité à utiliser leurs actifs pour couvrir leurs dettes, la résilience financière des ménages réside dans leur aptitude à réduire leurs dépenses et à restructurer leurs dettes, souligne la Banque du Canada.

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La rédaction