Nouvelle vague de renouvellement des prêts hypothécaires

Par La rédaction | 17 February 2026 | Last updated on 16 February 2026
3 min read
Pourcentage et symbole de signe de maison icône en bois sur table en bois. Concepts d’intérêt de la maison, de l’immobilier, de l’investissement dans l’inflation.
sommart / iStock

Une nouvelle vague de renouvellement des prêts hypothécaires frappe actuellement de nombreux ménages, mettant à l’épreuve la capacité de résistance des emprunteurs. Au Québec, les emprunteurs parviennent pour l’instant à absorber la hausse des paiements, faisant preuve d’une certaine résilience face au contexte de taux d’intérêt élevés. Toutefois, cette réalité n’est pas uniforme : certaines régions demeurent sous pression sur le plan financier, et certains groupes d’emprunteurs, plus exposés ou moins bien préparés, se révèlent particulièrement vulnérables.

Plus de 1,5 million de ménages ont déjà renouvelé leur prêt hypothécaire à un taux plus élevé, et un million d’autres le feront dans l’année à venir, selon une étude récente de la SCHL. Cette hausse des taux exerce une pression considérable sur le budget de ces ménages.

UN PORTRAIT CONTRASTÉ

Le taux national de prêts hypothécaires en souffrance, défini comme la proportion des emprunteurs affichant un retard de paiement d’au moins 90 jours, augmente.

Les taux de prêts hypothécaires en souffrance au Canada devraient également augmenter légèrement entre la fin de 2025 et celle de 2026, mais avec des variations dans les neuf principaux marchés, d’après une analyse de la SCHL basée sur les données d’Equifax.

De fait, les risques les plus grands se manifestent à Toronto et à Vancouver. Dans ces régions, les taux d’arriérés devraient continuer de croître de façon constante, selon les projections de l’organisme fédéral.

La situation observée dans le reste du Canada diffère. À Montréal, par exemple, le risque lié aux prêts en souffrance demeure stable. Les perspectives régionales reposent principalement sur les pressions liées au crédit à la consommation, tandis que les conditions du marché résidentiel restent plutôt tendues.

DES GROUPES PLUS TOUCHÉS

Certains groupes d’emprunteurs au pays se révèlent plus vulnérables. Notamment les personnes ayant acheté leur première habitation durant la pandémie.

Au moment du renouvellement de leur prêt hypothécaire, ces personnes sont confrontées à une augmentation significative du taux d’intérêt, alors qu’elles présentent déjà un niveau élevé d’endettement. Une pression accrue pèse ainsi sur leur budget.

DES FACTEURS EXPLICATIFS

Globalement, « les emprunteurs hypothécaires au Canada ont fait preuve d’une résilience remarquable » face aux défis rencontrés. Bien que les taux de prêts hypothécaires en souffrance aient augmenté de 7 points de base entre le troisième trimestre 2023 et le troisième trimestre 2025, ceux-ci « demeurent historiquement bas », observe la SCHL.

Certains facteurs sous-jacents expliquent cette situation, souligne Tania Bourassa-Ochoa, économiste en chef adjointe à la SCHL. Outre la capacité à rajuster leur budget, la plupart des emprunteurs ont choisi d’allonger leur période d’amortissement pour réduire leurs mensualités et gérer les finances à court terme de leur ménage. 

À cela s’ajoutent la croissance du revenu et les conditions du marché du travail qui ont été généralement solides jusqu’à récemment, ainsi que la réglementation qui a beaucoup contribué à limiter la hausse des taux d’arriérés hypothécaires.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction