Quand le désir d’enfant se heurte aux réalités économiques

Par La rédaction | 20 August 2025 | Last updated on 19 August 2025
3 min read
Famille heureuse mangeant le pop-corn tout en regardant la TV à la maison.
BraunS / iStock

Élever un enfant, c’est un bonheur… qui a un prix. Selon Statistique Canada, il faut prévoir en moyenne près de 300 000 $ pour élever un enfant jusqu’à l’âge adulte, soit un budget annuel d’environ 17 000 $, encore plus selon le choix d’études. Il n’est donc pas surprenant que les jeunes Canadiens hésitent à concrétiser leurs projets familiaux.

D’après le dernier Indice de BMO sur l’amélioration des finances, sept personnes sur dix de la génération Z et des millénariaux veulent avoir des enfants, mais redoutent que cette aventure mette en péril leur sécurité financière.

L’étude souligne que la stabilité financière demeure le facteur le plus déterminant dans la décision d’avoir des enfants, cité par 44 % des répondants. Viennent ensuite :

  • la recherche du partenaire idéal (34 %),
  • la capacité d’être pleinement présent pour les enfants (27 %),
  • la santé mentale et physique (24 %)
  • et les objectifs de carrière (17 %).

Plus d’un tiers des Canadiens (35 %) affirment qu’ils pourraient reconsidérer leur décision de ne pas avoir d’enfants si l’impact financier était moindre.

En moyenne, les futurs parents envisagent d’avoir deux enfants, un chiffre qui grimperait à trois si les contraintes financières étaient supprimées. Pourtant, concilier les exigences émotionnelles et financières de la parentalité reste un défi : 89 % des répondants estiment cette conciliation difficile, un sentiment particulièrement marqué chez la génération Z et les millénariaux (72 % chacun).

PRESSION SOCIALE ET FINANCIÈRE
Au-delà des finances, les pressions sociales influencent également les comportements : 76 % des parents déclarent ressentir la pression de suivre le rythme des autres familles, dépensant parfois plus qu’ils ne le devraient.

Le coût quotidien de la garde des enfants — incluant garderie, programmes parascolaires et fournitures scolaires — pèse sur la capacité d’épargne pour des objectifs à long terme, selon 86 % des participants.

« Pour de nombreux Canadiens, fonder et élever une famille est l’un des projets les plus importants de leur vie, mais cela peut également entraîner d’importantes pressions financières et émotionnelles », affirme Gayle Ramsay, chef, Services bancaires courants, segments, accroissement de la clientèle chez BMO.

Elle encourage les familles à discuter ouvertement d’argent et à établir un plan financier en fonction de leurs objectifs à long terme.

DES COÛTS QUI DÉPASSENT LES PRÉVISIONS
Le sondage de BMO met en lumière la diversité et l’ampleur des dépenses liées à la parentalité. Parmi les coûts les plus surprenants pour les parents :

  • l’épicerie (39 %),
  • les jouets et activités récréatives (37 %),
  • la garde d’enfants et écoles privées (31 %),
  • le logement pour accueillir un enfant (30 %),
  • les articles pour nourrissons (28 %),
  • les vêtements (27 %),
  • les équipements comme poussettes et sièges d’auto (25 %)
  • et l’aide supplémentaire pour la garde (21 %).

Malgré ces coûts, de nombreux parents maintiennent leurs ambitions de soutien parental. L’enquête indique qu’ils prévoient d’accompagner financièrement leurs enfants pendant une moyenne de 19 ans : 22 % estiment que ce soutien doit se poursuivre jusqu’à ce que l’enfant obtienne un emploi à temps plein, 18 % jusqu’à ce que l’enfant quitte le domicile, et 22 % considèrent qu’il doit durer quelle que soit l’étape de la vie.

Près de trois parents sur dix (29 %) envisagent même de prolonger cette aide tout au long de leur vie.

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La rédaction