Que réserve la seconde moitié de l’année ?

Par La rédaction | 28 June 2024 | Last updated on 27 June 2024
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Jeune homme d'affaires consultant des cotes boursières.
Photo : gece33 / iStock

Les experts de Gestion d’actifs CIBC examinent cinq facteurs qui pourraient influencer la croissance des placements, dans une récente analyse publiée sur le site de l’institution.

DES BAISSES DE TAUX D’INTÉRÊT

Selon l’analyse des experts de Gestion d’actifs CIBC, les réductions de taux tendent généralement à abaisser le coût des emprunts pour les entreprises, ce qui pourrait indirectement stimuler les dépenses.

En théorie, cette situation pourrait exercer des pressions à la hausse sur les cours boursiers.

Comme les prix des obligations tendent à afficher une corrélation inverse avec les taux d’intérêt, lorsque ceux-ci augmentent, comme ce fut le cas l’an dernier, les prix des obligations baissent, et vice versa.

Les experts de la CIBC s’attendent à ce que la Banque du Canada (BdC) continue de réduire les taux au cours de la seconde moitié de 2024.

UNE VOLATILITÉ ANTICIPÉE

Puisque l’incertitude entourant le résultat des élections américaines de novembre pourrait entraîner de la volatilité sur les marchés des obligations et des actions, « les investisseurs doivent regarder au-delà de cette agitation temporaire », recommande Aaron Young, vice-président, gestionnaire de portefeuilles de clients, Titres à revenu fixe à Gestion d’actifs CIBC.

L’expert suggère de se concentrer sur la nature à court terme de la période électorale en ce qui concerne les marchés des titres à revenu fixe.

LE NOUVEL IMPÔT SUR L’INCLUSION DES GAINS EN CAPITAL

Le budget fédéral de 2024 comporte des changements importants, dont le nouvel impôt sur l’inclusion des gains en capital qui entrera en vigueur le 25 juin prochain.

« Nous ne serions pas surpris d’observer une augmentation de l’activité ou une volonté de se départir d’actifs ou de sociétés au Canada », partage Tudor Padure, vice-président, Actions, Gestion d’actifs CIBC.

Si des ventes préventives auront déjà eu lieu en juin, le budget pourrait avoir des effets à long terme, comme la consolidation et les acquisitions sur des marchés fragmentés composés de petites entreprises familiales.

En outre, « l’augmentation des déficits aux échelons fédéral et provincial se traduira par une augmentation des émissions d’obligations gouvernementales, ce qui peut généralement exercer une pression à la hausse sur les taux globaux », explique Aaron Young.

LES PROGRÈS DE L’IA

Grâce à des progrès notables, l’intelligence artificielle (IA) est devenue une force de premier plan dans le monde des actions.

Pour Tudor Padure, « nous sommes aux toutes premières étapes d’une tendance de croissance à long terme alimentée par l’IA générative ».

Ainsi, même si les investisseurs ont l’occasion d’investir directement dans des sociétés spécialisées en IA, il estime qu’il est tout aussi important de considérer les sociétés intégrant l’IA dans leurs activités.

LA CROISSANCE POTENTIELLE DES COMPAGNIES D’ASSURANCE VS CELLE DES BANQUES CANADIENNES

Le secteur financier représente environ 30 % de l’indice composé S&P/TSX.

Actuellement, même si le ratio cours/bénéfice des banques canadiennes est relativement comparable à leur moyenne historique à long terme, les experts observent des difficultés à court terme, entre autres un ralentissement de la croissance des prêts et un renforcement des exigences réglementaires.

Or, les banques sont tenues de détenir des capitaux beaucoup plus importants.

« Cette exigence nuit à leur rendement des capitaux propres », souligne Tudor Padure.

Ainsi, les analystes de la CIBC continuent de préférer les compagnies d’assurance aux banques à l’heure actuelle, en particulier l’assurance spécialisée.

« Elles sont en mesure de croître plus rapidement et leurs rendements des capitaux propres sont beaucoup plus élevés, ainsi elles peuvent réinvestir le capital excédentaire qu’elles génèrent à des taux de rendement intéressants », conclut-il.

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La rédaction