Rêve immobilier : les jeunes Canadiens ne baissent pas les bras

Par La rédaction | 29 August 2024 | Last updated on 28 August 2024
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Une famille heureuse avec des cartons dans une nouvelle maison le jour du déménagement.
Vasyl / AdobeStock

Alors que le marché immobilier continue de poser des défis en matière d’accessibilité, les jeunes de la génération Z et les millénariaux restent déterminés à réaliser leur rêve d’accession à la propriété. Selon un récent sondage de Royal LePage, 84 % des Canadiens âgés de 18 à 38 ans estiment que l’achat d’une propriété représente un bon investissement à long terme, en dépit des obstacles financiers et des prix élevés.

Les jeunes acheteurs, en particulier ceux de la Saskatchewan et du Manitoba (94 %), ainsi que du Canada atlantique (93 %), sont les plus convaincus des avantages de posséder un logement. Ils sont un peu moins nombreux à partager cet avis au Québec, soit 81 % des répondants, ce qui est inférieur à la moyenne nationale.

Cependant, seulement 54 % des Canadiens considèrent que l’accès à la propriété est un objectif réalisable pour eux, tandis que 26 % restent incertains et 20 % ne croient pas y parvenir. Les jeunes Québécois sont plus optimistes, avec 64 % convaincus qu’ils seront en mesure de devenir propriétaires un jour.

DES SACRIFICES NÉCESSAIRES

Pour de nombreux jeunes Canadiens, l’accession à la propriété est synonyme de sécurité à long terme. Environ trois quarts des jeunes acheteurs qui considèrent cette étape comme une priorité souhaitent un lieu de vie permanent qui leur appartienne.

Près de la moitié (47 %) des personnes interrogées économisent régulièrement pour la mise de fonds, tandis que d’autres réduisent leurs dépenses discrétionnaires ou améliorent leur cote de crédit en payant avec diligence leurs prêts et factures. Près d’un jeune sur trois (30 %) vit avec ses parents, en payant peu ou pas de loyer, afin d’économiser pour une mise de fonds.

Les défis financiers imposés par le marché immobilier poussent également les jeunes adultes à retarder ou à renoncer à certaines étapes importantes de leur vie, telles que l’achat d’une voiture ou même la fondation d’une famille, afin de maximiser leurs chances de devenir propriétaires.

Le prix moyen d’une propriété au Canada s’élevait à 824 300 $ au deuxième trimestre de 2024, ce qui représente un obstacle de taille pour les nouvelles générations.

Même si la participation des parents est devenue plus courante, seulement le tiers (32 %) des répondants prévoient de bénéficier de l’aide financière de leur famille.

« Il n’est pas surprenant que les jeunes acheteurs potentiels voient d’immenses avantages dans le fait d’accéder à la propriété, soutient Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. Ce qui est à la fois surprenant et prometteur dans ces résultats, c’est la façon pragmatique et réfléchie dont ces personnes s’attaquent aux obstacles liés à l’accessibilité financière. »

Il constate que ces jeunes sont aussi ouverts à des « solutions créatives, telles que l’achat avec des amis ou des membres de la famille, ou encore l’acquisition d’une propriété dans l’intention expresse de louer une partie de la maison à un locataire ».

En réponse à ces défis, le gouvernement fédéral a récemment autorisé les institutions financières à proposer des amortissements de 30 ans pour les prêts hypothécaires assurés aux premiers acheteurs de maisons neuves, une mesure visant à accroître l’accessibilité financière.

DES MOTIVATIONS DISTINCTES AU QUÉBEC

Les motivations des jeunes Québécois en matière d’accession à la propriété diffèrent de celles des autres Canadiens. Alors que la majorité des jeunes au niveau national (57 %) associent l’achat d’un logement à la stabilité, seulement 38 % des jeunes Québécois partagent cette opinion. En revanche, 80 % des jeunes Québécois voient dans la propriété un moyen d’obtenir un lieu de vie permanent qui leur appartient, comparativement à une moyenne nationale de 73 %.

Selon Geneviève Langevin, courtier immobilier résidentiel et commercial chez Royal LePage Altitude à Montréal, cette différence pourrait être liée aux protections juridiques plus strictes offertes aux locataires au Québec, qui leur assurent une certaine sécurité même sans être propriétaires. Ainsi, pour plusieurs jeunes Québécois, l’achat d’une propriété est perçu davantage comme une étape personnelle importante plutôt que comme une nécessité pour assurer leur stabilité financière ou leur retraite.

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La rédaction