Un employé de Revenu Québec soupçonné de fraude  

Par La rédaction | 5 February 2026 | Last updated on 4 February 2026
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Des mensonges sur l’argent. Pile de pièces d’or avec Pinocchio.
malerapaso / iStock

Revenu Québec a licencié Belhassen Chaabani, comptable agréé au service du recouvrement, à la suite d’une plainte ayant déclenché une enquête interne en août dernier. L’employé est ainsi accusé d’avoir extorqué 30 000 $ à un contribuable, rapporte La Presse.

Le quotidien s’est entretenu avec la victime présumée, un entrepreneur qui raconte avoir rencontré Belhassen Chaabani dans un café en 2022. Selon son témoignage, ce dernier lui aurait alors offert ses services comme comptable, bien qu’il soit employé à Revenu Québec.

Nouvellement arrivé au Québec, l’entrepreneur s’est senti en confiance avec ce comptable qui venait du même pays que lui et qui parlait sa langue d’origine. Il a donc accepté rapidement de lui confier sa comptabilité, explique-t-il à La Presse.

La victime présumée aurait ainsi commencé à lui remettre les sommes destinées à Revenu Québec, soit les taxes perçues sur ses ventes et les retenues à la source pour ses employés, de même que des cotisations à la CNESST. En confiance, l’entrepreneur aurait même communiqué ses codes d’accès à clicSÉQUR, le site gouvernemental qui permet d’échanger des documents avec Revenu Québec.

Ce manège a continué deux ans. Soit jusqu’à ce que l’entrepreneur soit contacté par le service de recouvrement de Revenu Québec en 2024 pour l’informer qu’il avait contracté d’importantes dettes. C’est à ce moment-là qu’il a compris que Belhassen Chaabani gardait la majorité des sommes qu’il lui avait remises.

Il a finalement confronté le comptable qui a avoué et l’a supplié de garder l’affaire entre eux. Ils ont alors convenu d’une entente de paiement, mais Belhassen Chaabani ne l’aurait pas respecté.

C’est alors que l’entrepreneur a prévenu Revenu Québec, contre Belhassen Chaabani qui occupait alors le poste d’adjoint exécutif à la Direction principale des divulgations volontaires, du recouvrement international et de l’évolution des savoirs. 

Quelques mois plus tard, après avoir reçu le feu vert du fisc, l’entrepreneur et son avocat ont également porté plainte à la police de Laval afin de demander l’ouverture d’une enquête criminelle. À ce stade, aucune suite ne lui a encore été communiquée, un délai que l’agente Erika Landry, de la police de Laval, juge normal.

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La rédaction