Un investissement qui coûte cher

Par La rédaction | 31 October 2024 | Last updated on 30 October 2024
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Photo : istockPhoto/ZargonDesign

L’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC) a récemment appris à ses dépens l’importance de respecter les politiques d’investissement responsable qu’il s’est fixées. En effet, il vient de subir une perte de 500 millions de dollars, rapporte Avantages.

Selon le rapport du Centre for International Corporate Tax Accountability & Research (CICTAR), l’OIRPC n’a pas réagi pour mettre un terme à la mauvaise gestion évidente du groupe français Orpea alors qu’il détenait deux postes au conseil d’administration.

La société de centres d’hébergement en soins de longue durée a passé proche de faire faillite l’an passé en raison d’un scandale de maltraitance envers des personnes âgées, ainsi que d’accusations de détournement de fonds par des dirigeants de l’entreprise. 

La restructuration de l’entreprise, désormais appelée Emeis, a entraîné une perte d’un demi-milliard de dollars pour l’OIRPC.

Le CICTAR estime que l’OIRPC n’a pas respecté ses politiques d’investissement responsable dans la gouvernance de cet investissement. D’autant plus qu’un rapport datant de 2002 de CICTAR dénonçait l’utilisation des revenus des maisons de retraite, issus de fonds publics, par Orpea. Celle-ci utilisait l’argent pour financer l’acquisition par endettement d’un vaste portefeuille immobilier européen, géré à travers un réseau complexe de structures d’entreprise allant du Luxembourg aux îles Vierges britanniques. Ce montage opaque était dissimulé aux actionnaires de la société et au public.

Le CICTAR craint que le cas d’Orpea ne soit pas isolé. Le rapport « soulève des préoccupations plus larges concernant les investissements majeurs dans le secteur des soins de longue durée à but lucratif et d’autres services publics privés au Canada et dans le monde par l’OIRPC et d’autres grands régimes de retraite publics canadiens, dont beaucoup suivent le modèle de l’industrie du capital-investissement qui consiste à extraire des profits à court terme, tout en pressurant les consommateurs, en exploitant les travailleurs et en esquivant les impôts », précise le CICTAR, par communiqué.

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La rédaction