Un marché immobilier plus favorable aux premiers acheteurs au Canada

Par La rédaction | 3 October 2025 | Last updated on 2 October 2025
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Signature d’un contrat de vente de maison.
coldsnowstorm / iStock

L’activité immobilière demeure notable au Québec, mais un inventaire limité et la hausse des prix complexifient la situation, selon le Sondage 2025 de Royal LePage auprès des premiers acheteurs de propriété au Canada.

Au Canada, les conditions du marché immobilier pourraient actuellement être avantageuses pour les premiers acheteurs, en raison d’une baisse des taux d’intérêt, d’un fléchissement des prix et d’un inventaire plus important. Néanmoins, face à une incertitude économique persistante, de nombreux premiers acheteurs canadiens préfèrent reporter leurs projets d’achat d’au moins un an.

Au Québec, le marché immobilier présente certaines particularités : les premiers acheteurs sont actifs, mais font face à un contexte difficile marqué par une offre limitée et une augmentation des prix.

DES ASPIRANTS ACHETEURS EN PLEINE DÉMARCHE

Selon le sondage de Burson, parmi les primo-accédants québécois, 12 % envisagent l’achat de leur première propriété résidentielle au cours des deux prochaines années, la majorité prévoyant acheter dans les 12 à 24 prochains mois.

En outre, 56 % des acheteurs d’une première propriété prévoient acheter une maison avec une mise de fonds d’au moins 20 %, tandis que 34 % n’y parviendront pas et devront ainsi souscrire une assurance prêt hypothécaire.

Concernant l’aide financière pour l’achat d’une première propriété résidentielle, 29 % des personnes interrogées au Québec prévoient recevoir une aide de la part de leur famille ou de leurs amis, contre 41 % à l’échelle nationale.

Quant aux différentes étapes du processus d’acquisition d’une première propriété :

  • 49 % des premiers acheteurs au Québec consultaient activement les inscriptions immobilières en ligne,
  • 40 % examinaient les quartiers accessibles à leur budget,
  • 14 % avaient sollicité les services d’un courtier immobilier
  • et 12 % effectuaient des visites de propriétés mises en vente.

DES PRÉFÉRENCES ET DES CRITÈRES

Pour accéder à la propriété, 54 % des répondants visent des propriétés dans des quartiers abordables, 38 % recherchent des maisons plus petites qu’ils ne l’avaient prévu au départ et 38 % réduisent leurs dépenses discrétionnaires pour économiser.

Les propriétés unifamiliales détachées (39 %) demeurent le type de logement le plus populaire parmi les premiers acheteurs québécois, suivies des appartements ou des condominiums (27 %).

Selon un autre sondage national réalisé en septembre 2025 auprès de 307 courtiers immobiliers de Royal LePage, 61 % d’entre eux estiment que le budget des acheteurs d’une première propriété dans leur marché se situe entre 300 000 $ et 500 000 $.

D’après 21 % des courtiers sondés, outre le prix, les maisons récemment rénovées ou prêtes à être occupées figurent parmi les principaux critères des acheteurs.

DES SITUATIONS DE SURENCHÈRE DANS LE GRAND MONTRÉAL

Les premiers acheteurs sont très actifs sur le marché, en particulier à Montréal et ses environs, observe Geneviève Langevin, courtière immobilière de Langevin Immobilier pour Royal LePage Altitude.

« Dans mon secteur, qui couvre principalement le Grand Montréal, illustre-t-elle, les premiers acheteurs sont souvent des couples dans la mi-trentaine qui cherchent à s’établir. Ils sont prêts à faire des compromis, notamment sur la taille du logement et sur la nécessité de rénovations, l’emplacement demeurant la priorité absolue. »

 « La frustration principale réside dans le manque d’inventaire, ce qui, inévitablement, crée des situations de surenchère, souligne-t-elle. Nous voyons aussi de plus en plus de familles qui aident leurs enfants de leur vivant, en leur remettant une partie de leur héritage pour faciliter l’accès à la propriété. »

Ce sondage a été mené en ligne par Burson pour le compte de Royal Le Page auprès de 2 500 résidents adultes au Canada, entre le 4 et le 9 août 2025.

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La rédaction