Un quart des Canadiens vivent d’un chèque de paie à l’autre

Par La rédaction | 17 October 2024 | Last updated on 17 October 2024
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Femme stressée à la maison, vérifiant des factures d'électricité et de ménage onéreuses, concept de finance domestique
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Un Canadien sur quatre vivrait d’un chèque de paie à l’autre et serait incapable de faire face à ses obligations financières si son salaire était retardé d’une seule semaine, selon la 16e enquête annuelle auprès des travailleurs canadiens de l’Institut national de la paie.

Cette enquête examine depuis près de deux décennies l’état de bien-être financier des travailleurs canadiens, les causes et l’impact du stress financier et les mesures prises en réponse.

« La tempête financière que l’Institut a commencé à suivre en 2021 n’a fait qu’empirer, et il appartient aux particuliers, aux employeurs et aux gouvernements de prendre des mesures immédiates », indique dans son communiqué l’Institut national de la paie, une association professionnelle représentant les travailleurs salariés au Canada.

D’après l’Institut, si les résultats de 2024 confirment une prise de conscience généralisée de l’incidence de la hausse des coûts du logement et de l’augmentation des dettes, ils soulignent également à quel point celle-ci est grave.

LA PRODUCTIVITÉ EN BAISSE

Le stress financier pèse de plus en plus sur la productivité au travail, puisque :

  • 45 % des travailleurs interrogés affirment passer au moins 15 minutes par jour à penser à leurs finances au travail ;
  • un sur 20 y consacre plus de 90 minutes par jour, ce qui se traduit par une perte de productivité de 53,9 milliards de dollars (G$), selon les calculs de l’Institut. Un chiffre qui a régulièrement augmenté, passant de 27 G$ en 2021, 40 G$ en 2022 et à 46 G$ en 2023.

QUAND LE STRESS MINE

Parmi les autres points saillants de l’enquête :

  • Le nombre de Canadiens se considérant comme « stressés financièrement » a grimpé à 41 % (contre 37 % en 2023), tandis que celui se considérant comme « à l’aise financièrement » a diminué à 28 % (contre 32 % l’an passé).
  • Les inquiétudes généralisées concernant l’endettement exercent une pression importante sur le bien-être financier de 40 % de tous les travailleurs canadiens, alors que 72 % déclarent ressentir la pression de la hausse des coûts du logement.
  • 77 % des personnes en situation de stress financier disent se sentir dépassées par leurs dettes, ce qui contribue à un sentiment général de malaise.
  • La montée en flèche des coûts du logement constitue un fardeau majeur, 60 % des Canadiens en situation de stress financier consacrant plus de 40 % de leur revenu au logement.
  • Le stress financier n’affecte pas seulement les portefeuilles, puisque 66 % des Canadiens en situation de stress financier signalent des effets négatifs sur leurs relations.
  • Enfin, 29 % des Canadiens salariés gagnant 100 000 $ ou plus par an vivent toujours d’un chèque de paie à l’autre, dissipant ainsi le mythe selon lequel le stress financier est exclusif aux ménages à faible revenu, souligne l’Institut.

L’analyse de la 16e Enquête annuelle auprès des travailleurs canadiens de l’Institut national de la paie a été réalisée par le Financial Wellness Lab Analysis of Canada, un organisme qui se consacre au développement de solutions financières quantitatives et d’analyse de données pour améliorer la résilience financière des ménages.

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La rédaction