Un tiers des Canadiens jonglent avec des idées suicidaires

Par La rédaction | 25 July 2024 | Last updated on 24 July 2024
2 min read

Nombre de Canadiens sont la proie d’idées autodestructrices, voire suicidaires. Ainsi, 23 % des Canadiens ont eu de telles pensées au cours des deux dernières semaines, tandis que 36 % ont eu ces pensées au cours de l’année écoulée, révèle un sondage de la firme Wysa rapporté par HR Reporter.

Le sondage révèle également que parmi les sentiments négatifs affectant les sondés, on retrouve :

  • l’isolement ou le repli sur soi au travail (31 %)
  • la distance émotionnelle (36 %)
  • le fait de ressasser le passé (28 %),
  • ainsi qu’un sentiment persistant de désespoir (23 %).

À la vue des résultats de ce sondage qui a interrogé 2000 travailleurs, Ramakant Vempati, président et cofondateur du prestataire de services de santé mentale Wysa tire la sonnette d’alarme. « Une seule personne envisageant de se suicider ou de s’automutiler, c’est déjà trop », rappelle-t-il.

Selon lui, ces statistiques montrent que les compagnies devraient en faire davantage pour supporter leurs employés

UNE SITUATION CONNUE

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette situation est loin d’être méconnue. En effet, le rapport montre qu’un sondé sur cinq exprime une inquiétude quant à l’état de santé psychologique d’un collègue et à la possibilité qu’il porte atteinte à sa santé personnelle. Pourtant, 68 % des travailleurs n’ont pas reçu de formation sur la façon de gérer la dépression sévère d’un collègue.

Jason Walker, professeur associé et directeur du programme de psychologie industrielle et organisationnelle à l’université Adler, estime que ce manque de formation est l’une des raisons pour lesquelles ces statistiques sont si élevées, comme rapporté par HR Reporter.

Plutôt que de se concentrer sur la prévention de ces problèmes de santé mentale causés par le stress, les politiques actuelles sur le lieu de travail mettent principalement l’accent sur la gestion des crises après leur survenue.

Jason Walker estime également que malgré l’existence de lois interdisant la discrimination des employés en raison de leur santé mentale ou d’un handicap, ces problèmes restent stigmatisés.

Ainsi, même si un médecin autorise un employé à prendre un congé pour des raisons de santé mentale, celui-ci peut hésiter à suivre ces recommandations par crainte du jugement des autres.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction