Une baisse de l’engouement des conseillers pour l’IR

Par La rédaction | 17 October 2025 | Last updated on 16 October 2025
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La planète Terre en vert, posée sur une table où des gens discutent.
shuja / AdobeStock

L’adoption de l’investissement responsable (IR) connait un certain ralentissement depuis deux ans, toutefois la demande des investisseurs reste forte et les prévisions de croissance sont positives.

En 2025, un peu moins des deux tiers (64 %) des conseillers ont eu recours à l’IR, contre près des trois quarts (73 %) deux ans plus tôt, révèle l’Étude des aperçus des conseillers en IR 2025 de l’Association pour l’investissement responsable (AIR). Cette baisse reflète une diminution du nombre de nouveaux entrants dans ce domaine.

Cependant les conseillers qui ont recours à l’IR restent constants, avec une allocation moyenne de 13 % des actifs sous gestion (ASG), selon l’étude qui a été menée auprès de 300 conseillers en placement de détail canadiens. Un chiffre qui reste stable par rapport aux dernières années.

« Alors que l’adoption s’est stabilisée, la demande des investisseurs pour l’IR reste forte et les conseillers restent ouverts à combler les lacunes en matière de services, observe Patricia Fletcher, cheffe de la direction de l’AIR. En mobilisant les grossistes et en fournissant aux conseillers des outils et des formations, nous pouvons leur donner les moyens d’aligner les portefeuilles sur les valeurs de leurs clients. »

La plupart des conseillers (75 %) rejoignent son avis prévoyant une croissance de l’IR dans les deux prochaines années.

UNE OPPORTUNITÉ INTÉRESSANTE

Si l’on constate un certain manque d’enthousiasme de la part de nombre de conseillers pour l’IR, les clients eux restent intéressés par ce type de placement. Ils sont ainsi plus enclins que leurs professionnels en services financiers à engager des conversations sur l’IR.

Cette situation montre la nécessité pour les conseillers d’adopter une attitude plus proactive vis-à-vis de l’IR. En effet, il semble y avoir des lacunes en matière de services. Les conseillers devraient aligner leur pratique sur la forte demande des clients, estime l’AIR.

D’ailleurs, près de la moitié (46 %) estiment qu’il serait opportun d’ajouter des questions sur l’IR dans les formulaires de connaissance du client.

Pour l’heure, les grossistes demeurent la principale source d’information et de formation sur l’IR, tant pour les conseillers qui l’utilisent que pour ceux qui ne l’ont pas encore adoptée. Leur rôle central reste donc déterminant dans la diffusion et l’intégration de cette technologie.

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La rédaction