Une confiance élevée à l’égard des conseils en placements

20 October 2025 | Last updated on 17 October 2025
3 min read
Femme d'affaire à un bureau, écrivant sur un document alors qu'elle parle avec une autre femme.
gzorgz / iStock

Les investisseurs font confiance à leurs conseillers, car ces derniers les soutiennent dans l’atteinte de leurs objectifs, en plus de les garder disciplinés en matière d’épargne et lors des ralentissements économiques, révèle le sondage annuel auprès des investisseurs canadiens de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI) et Pollara Strategic Insights.

Ainsi, 86 % des investisseurs se disent « très satisfaits » ou « complètement satisfaits » de leur conseiller et la plupart conviennent que les frais que ces professionnels leur chargent sont justifiés.

Résultat : davantage d’investisseurs ont effectué de nouveaux placements au cours des deux dernières années, et ce, avec l’aide d’un professionnel des services financiers. Ainsi, deux fois plus d’investisseurs en fonds communs de placement qu’en 2024 ont acheté des parts cette année, et le nombre d’investisseurs en FNB a quant à lui bondi de 50 %.

« Bien que le contexte de placement et l’industrie changent rapidement, il est encourageant de constater que tant d’investisseurs accordent toujours de l’importance à la relation avec leur conseiller et aux conseils qu’ils reçoivent », commente Andy Mitchell, président et chef de la direction de l’AMVI.

« Il est particulièrement intéressant de voir que les investisseurs affirment qu’il est plus important de recevoir des conseils d’un représentant en services financiers en période de volatilité des marchés et d’incertitude économique », ajoute Lesli Martin, vice-présidente principale, Pollara Strategic Insights.

L’investissement autonome reste tout de même une pratique populaire puisque 38 % des répondants possèdent un compte de courtage en ligne ou à escompte et la plupart l’utilisent de façon mensuelle.

Les investisseurs qui détiennent ces comptes dépendent fortement des médias financiers, des outils de recherche de courtage et des sources professionnelles en ligne lorsqu’ils prennent des décisions de placement. Le sondage révèle notamment le poids des finfluenceurs. En effet, près du tiers des investisseurs canadiens se fient à leurs conseils lorsque vient le moment de prendre des décisions de placement.

Un sondage élargi

Cette année, notamment pour refléter le mandat élargi de l’AMVI, les détenteurs d’actions, d’obligations, de cryptomonnaies et d’autres types de placements ont été inclus dans le sondage en plus des détenteurs de fonds communs de placement et de fonds négociés en Bourse (FNB).

« En mettant à jour notre sondage annuel auprès des investisseurs pour y inclure un échantillon beaucoup plus large de types d’investisseurs, nous sommes en mesure d’explorer de nouvelles perspectives qui aideront le secteur à s’adapter et à évoluer au profit de tous les investisseurs », explique Andy Mitchell.

« L’AMVI et Pollara adaptent le sondage sur une base continue afin de pouvoir explorer les nouveaux sujets et thèmes qui comptent pour les investisseurs canadiens, ce qui aide le secteur à mieux comprendre leurs besoins », précise Lesli Martin. 

DES PRODUITS PARTICULIÈREMENT APPRÉCIÉS

Parmi les produits les plus populaires auprès des ménages canadiens, les FCP gardent leur première place. Ainsi, 41 % des répondants en détiennent. Les deuxième et troisième places sont respectivement occupées par les actions (36 %) et les CPG (29 %).

Les FNB (21 %), les obligations (14 %) et les cryptomonnaies (11 %) arrivent derrière.

Au cours des deux dernières années, de nombreux investisseurs ont acheté des parts de FNB, des actions, des CPG ou des cryptomonnaies. La moitié des détenteurs de fonds communs de placement ont acheté des parts au cours des 12 derniers mois, soit deux fois plus qu’un an auparavant. Les achats de FNB ont aussi connu une forte progression chez leurs détenteurs.

Par ailleurs, la grande majorité des investisseurs (80 %) ont réalisé au moins une partie de leurs placements avec l’appui d’un conseiller, même si plusieurs ont aussi effectué des transactions de façon autonome.

Le sondage a été réalisé auprès de 4 384 investisseurs et de 1 016 non-investisseurs. Ces derniers ont expliqué leur décision de rester loin du marché de l’investissement par un manque d’argent (48 %) ou la crainte de perdre de l’argent (29 %).

Abonnez-vous à nos infolettres