Une indépendance financière toujours plus tardive

Par La rédaction | 18 October 2024 | Last updated on 17 October 2024
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Parents, enfants et grands-parents avec selfie dans le parc pour la mémoire, le sourire et la liaison pour le post sur le blog web. Hommes, femmes et fille enfant avec photo de profil, portrait et photographie au soleil d’été
Jacob Wackerhausen / iStock

S’ils sont réticents à discuter de leurs propres finances, les parents d’aujourd’hui ont des conversations financières plus approfondies avec leurs enfants, révèle un sondage de la U.S. Bank.

Les parents discutent de nombreux sujets qu’ils n’ont jamais pu aborder avec leurs propres parents durant leur enfance, parmi lesquels figurent l’investissement, le choix de carrière, etc.

DAVANTAGE DE CONVERSATIONS

En effet, d’après l’enquête menée en ligne,

  • aujourd’hui, les parents sont presque deux fois plus susceptibles de discuter régulièrement de sujets financiers comme l’investissement dans des actions et des obligations (44 %) avec leurs enfants que leurs parents ne l’étaient avec eux (24 %) ;
  • si ces conversations ont lieu plus fréquemment, les mères sont moins susceptibles de discuter d’investissement que les pères (35 % des femmes contre 51 % des hommes) ;
  • les parents d’aujourd’hui sont aussi plus susceptibles d’affirmer qu’ils ont eu des conversations avec leurs enfants sur leur choix de carrière correspondant à leurs objectifs financiers (65 %), contrairement à ce qu’ils ont connu eux-mêmes lorsqu’ils étaient jeunes (41 %).

DES PERCEPTIONS MITIGÉES QUANT À L’AUTONOMIE FINANCIÈRE DE LEURS ENFANTS

Bien que 43 % des parents admettent que leurs enfants ne gèrent pas leur argent comme ils le souhaiteraient, ils se montrent néanmoins très confiants dans la solidité financière de ceux-ci.

  • De fait, 79 % d’entre eux affirment que leurs enfants sont capables de gérer leurs finances avec succès.
  • De plus, 54 % des Américains pensent que leurs enfants seront en mesure de s’occuper d’eux financièrement, si nécessaire.
  • Les femmes (57 %) sont plus nombreuses que les hommes (51 %) à se sentir confiantes.

Cependant, un grand nombre de répondants expriment des inquiétudes concernant l’indépendance financière de leur enfant. Ainsi,

  • 37 % des parents de toutes les générations craignent que leurs enfants aient besoin d’une aide financière jusqu’à l’âge adulte ;
  • 53 % des parents de la génération X craignent que leurs enfants restent financièrement dépendants d’eux jusqu’à l’âge adulte.

Toutefois, les parents ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Par exemple,

  • 45 % des millénariaux et 39 % des membres de la génération X appréhendent d’avoir à prendre soin de leurs parents ou beaux-parents financièrement.

JEU DE CACHE-CACHE DANS LE COUPLE

D’après le sondage, les Américains ne sont souvent pas d’accord avec leur partenaire sur la gestion de leurs finances et ne sont peut-être pas honnêtes en ce qui concerne l’argent, en raison de sentiments de honte et d’embarras. Ainsi,

  • 39 % des Américains ne sont pas d’accord avec leur partenaire sur la meilleure façon de gérer leur argent maintenant ainsi qu’à la retraite (34 %) ;
  • 31 % disent également qu’ils ne sont pas au courant des finances de leur partenaire et qu’ils ont des opinions différentes sur ce qu’il faut faire de leur argent après leur départ (29 %) ;
  • 60 % des Américains pensent qu’ils prennent de meilleures décisions financières que leur partenaire ;
  • 30 % des Américains disent avoir menti à leur partenaire à propos de l’argent ;

La force motrice de la tromperie peut être l’embarras — 36 % des Américains non mariés disent qu’ils seraient gênés d’être totalement transparents quant à leurs finances avec la personne qu’ils fréquentent.

C’est particulièrement le cas chez les jeunes Américains (génération Z et millénariaux), 41 % déclarant ressentir le même sentiment d’embarras à l’idée d’être totalement transparents sur leurs finances avec la personne qu’ils fréquentent (contre 31 % pour la génération X).

CONSEILLERS ET THÉRAPEUTES ?

Selon l’enquête, les conseillers en services financiers jouent un rôle similaire à celui des thérapeutes. Ils incitent en effet les familles à aborder la question de l’argent de manière ouverte et honnête.

En plus de fournir des conseils pratiques en matière d’investissement (87 % des personnes fortunées) ou de fiscalité (77 % des personnes fortunées), les conseillers aident à combler les lacunes dans les discussions entre les familles fortunées :

  • 53 % des Américains fortunés disent que leur conseiller a aidé leur famille à mener des conversations difficiles sur l’argent ;
  • c’est particulièrement vrai pour les jeunes Américains fortunés : 82 % des Américains fortunés de la génération Z et de celle des millénariaux disent que leur conseiller a aidé leur famille à avoir des conversations difficiles sur l’argent, soit près de deux fois plus que leurs homologues plus âgés (45 % de la génération X et des baby-boomers).

En fait, les conseillers en services financiers offrent un réconfort supplémentaire à la génération Z et à celle des millénariaux, car 79 % de ceux qui ont un conseiller déclarent également ressentir des émotions positives (contre 71 % pour la génération X avec un conseiller).

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La rédaction