Vers un maintien du taux directeur

Par La rédaction | 3 June 2025 | Last updated on 2 June 2025
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Façade de la Banque du Canada.
Marc Dufresne / iStock

Alors que la Banque du Canada s’apprête à annoncer sa décision sur les taux directeurs mercredi, quelques experts partagent leur prédiction. C’est ainsi le cas de l’économiste en chef de CPA Canada, David-Alexandre Brassard. Ce dernier penche pour un maintien du taux, en raison « des signaux économiques divergents qui complexifient les perspectives ».

S’il relève effectivement certains facteurs qui pourraient faire pencher la balance vers une hausse de taux, il estime que ces derniers ne sont pas réellement significatifs. 

Par exemple, la croissance inattendue de l’économie au début de l’année. L’expert attribue cela à des facteurs qu’il juge comme n’étant que « temporaires ».

Si l’on constate effectivement une hausse du commerce international et des investissements des entreprises dans leurs stocks, la demande intérieure, elle n’a pas évolué, tandis que les investissements, notamment ceux dans le secteur de l’habitation, ont diminué. « Ce ne sont pas des signaux d’une économie robuste », souligne l’expert.

Un autre facteur qui irait dans le sens d’un maintien du taux sont les récentes données économiques et les changements dans le domaine du commerce international.

L’expert évoque naturellement la récente décision du Tribunal de commerce international des États-Unis, qui a temporairement suspendu les droits de douane. Bien que cette décision puisse avoir une incidence sur l’orientation de la Banque du Canada, son impact reste incertain, car elle a depuis été contestée : le président Trump a en effet décidé de faire appel.

Quant à l’inflation, celle-ci a bel et bien reculé, mais David-Alexandre Brassard explique cette baisse par la chute des prix de l’essence et le retrait de la taxe sur le carbone. Il s’agit donc de facteurs conjoncturels, susceptibles d’être inversés, plutôt que d’éléments révélateurs d’une tendance durable.

Finalement l’expert souligne la faiblesse du marché de l’emploi.

Tous ces éléments tendent à lui faire penser que la Banque du Canada maintiendra ses taux à leur niveau actuel.

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La rédaction