2025, l’année des rénos

Par Nicolas Ritoux | 10 December 2024 | Last updated on 9 December 2024
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Maison neuve en construction avec bois, fermes et fournitures sur fond de ciel bleu
Michael Flippo / AdobeStock

Les consommateurs devraient porter leur attention sur leur domicile une fois passée leur phase de dépenses expérientielles de l’après-COVID, suppose Dave Chan, gestionnaire de portefeuilles mondiaux, Gestion d’actifs CIBC. 

« Les marchés d’actions ont solidement performé en 2024, poussés par l’optimisme alors que l’inflation ralentissait et que la Réserve fédérale américaine baissait ses taux. Une bonne partie de cet optimisme s’est porté sur les secteurs liés à l’intelligence artificielle (IA) comme les semi-conducteurs et les processeurs, puis vers les services d’utilité publique et le secteur industriel. Les profits des sociétés devraient dépasser de 11 % ceux de 2023 », observe Dave Chan. 

Selon l’expert, l’engouement pour l’IA devrait se calmer puisque d’importants investissements ont déjà été effectués, et les entreprises se concentrent maintenant sur les applications et services qui en découlent.

 « Du côté des consommateurs, on s’attend à une tendance forte aux rénovations résidentielles, qui avaient été mises de côté pendant les années de l’après-pandémie alors que les gens concentraient leurs dépenses sur les voyages et autres expériences comme le magasinage et le divertissement », entrevoit Dave Chan.

Il estime que les opportunités en 2025 se présenteront aussi bien aux États-Unis qu’en Europe, notamment dans le secteur industriel, les matières premières, et les technologies.  

Le premier secteur bénéficiera des gains d’efficacité énergétique et de l’exploitation des données. Les matières premières profiteront des rénovations résidentielles, tandis que les technologies connaîtront une croissance grâce aux outils visant à améliorer la productivité du travail et l’efficacité globale.

Cependant, plusieurs défis demeurent à surveiller de près.

Tout d’abord, l’arrivée aux manettes de l’administration Trump, qui provoque une grande incertitude sur les marchés américains, car ses politiques concrètes restent encore floues. Ensuite, la menace persistante de l’inflation, qui pourrait resurgir sous l’effet d’éventuelles tarifications douanières imposées à des pays comme la Chine et forcer les banques centrales à mettre fin à la réduction de leurs taux d’intérêt. 

 Enfin, le taux de chômage déterminera l’activité des consommateurs. 

« Les dépenses de consommation comptent pour environ de 70 % de l’économie nord-américaine. Le chômage augmente au Canada tandis qu’il reste stable aux États-Unis, mais cela pourrait changer et affecter négativement la croissance », prévient Dave Chan.

Cet article fait partie du programme Gestionnaires en direct, commandité par Gestion d’actifs CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.