2025 une année pleine de défis

Par La rédaction | 9 December 2024 | Last updated on 6 December 2024
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Une femme qui a une longue-vue.
DNY59 / iStock

L’année prochaine devrait être remplie certes de défis, mais également d’occasions, si l’on se fie au rapport Perspectives des marchés pour 2025 de Placements Mackenzie. Alors que la croissance économique devrait se stabiliser, le changement présidentiel aux États-Unis pourrait avoir de lourds impacts sur les économies à l’échelle mondiale.

Donald Trump pourrait provoquer un véritable bouleversement dans l’économie mondiale. En raison de ses engagements à imposer des tarifs douaniers élevés sur l’ensemble des produits importés, de la déréglementation qu’il envisage et de sa politique d’immigration restrictive, il est fort probable que l’économie mondiale en subisse les conséquences.

« La prochaine administration aux États-Unis devrait potentiellement avoir des conséquences importantes sur les risques géopolitiques et les flux commerciaux, ainsi que sur les perspectives des différentes catégories d’actifs et des différents secteurs. Les décisions en matière de politique pourraient également donner un avantage relatif sur le plan de la croissance pour les États-Unis, indique Steve Locke, chef des placements, Titres à revenu fixe et stratégies multi-actifs, de Placements Mackenzie. En réponse, le Canada devra peut-être réduire ses taux plus fortement que les autres pays du G7 pour stimuler notre économie, ce qui entraînerait une baisse des taux obligataires canadiens et une dépréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain. »

Dans son rapport, Placements Mackenzie recommande aux investisseurs de surveiller trois facteurs en particulier :

  • La lutte contre l’inflation

Grâce au travail des banques centrales, l’inflation semble s’être stabilisée, laissant présager un contexte favorable aux actions.

« Le contexte économique stable et les prévisions positives quant aux bénéfices des sociétés brossent un tableau favorable pour les actions au cours de l’année à venir, d’autant plus que les banques centrales tournent leur attention vers la croissance économique », résume Lesley Marks, cheffe des placements, Actions, de Placements Mackenzie.

Elle recommande toutefois de faire preuve de prudence, car la volatilité pourrait réapparaître sur les marchés. « L’inflation s’est peut-être stabilisée pour l’instant, mais l’introduction de toute nouvelle politique économique liée aux droits de douane et à la délocalisation régionale par la future administration américaine pourrait entraîner une autre lutte contre l’inflation à l’avenir », explique-t-elle.

  • Divergence entre les politiques monétaires

Alors que la majorité des banques centrales ont réduit leurs taux tout au long de 2024, l’année 2025 pourrait être marquée par de fortes divergences entre les politiques monétaires des différentes banques centrales à travers le monde. Selon Placements Mackenzie, le ralentissement économique, y compris au Canada et en Union européenne, devrait conduire les banques centrales de ces régions à réduire leur taux directeur plus fortement qu’aux États-Unis.

« Dans la foulée du cycle de réduction des taux en 2024, les taux obligataires canadiens devraient diminuer par rapport aux taux américains, ce qui, selon nous, continuera d’exercer des pressions à la baisse sur le dollar canadien, analyse Steve Locke. La Banque du Canada pourrait devoir procéder à des réductions de taux plus importantes que celles de la Réserve fédérale américaine pour stimuler la reprise de la demande intérieure et combler l’écart de production. »

  • Des segments de valeurs subsistent

L’économie américaine se distingue encore avec une croissance des bénéfices supérieure à 10 %, offrant ainsi aux marchés américains des conditions idéales, avec une parfaite adéquation de tous les facteurs économiques.

Même si le marché boursier américain est particulièrement concentré sur les mégacapitalisations et est très exposé au secteur technologique, le rapport de Placements Mackenzie estime qu’il reste encore de la valeur dans les actions restantes du S&P 493 et les sociétés américaines à petite et moyenne capitalisation.

« Même si les valorisations globales peuvent inciter à éviter les actions américaines, nous croyons qu’une sélection minutieuse des titres pourrait offrir une appréciation du capital. Nous pensons que les taux d’intérêt baisseront plus rapidement dans le reste du monde, ce qui devrait favoriser l’expansion du ratio cours/bénéfice et, par conséquent, générer une hausse du cours des actions dans toutes les régions, y compris le Canada et l’Europe. Grâce au soutien des taux d’intérêt plus faibles, le caractère cyclique constituera un important facteur dans la répartition sectorielle des portefeuilles, tout comme l’adoption d’une approche équilibrée et diversifiée », confirme Lesley Marks.

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La rédaction