22 points de base de moins

Par Kevin Press | 28 November 2025 | Last updated on 27 November 2025
2 min read
Des ciseaux coupent un signe de pourcentage.
wildpixel / iStock

Les frais de gestion des fonds communs et des fonds négociés en Bourse (FNB) ont nettement reculé au cours de la dernière décennie, selon une nouvelle étude de Morningstar Canada. D’après l’édition 2025 de son Canadian Fund Fee Study, les frais ont diminué en moyenne simple de 22 points de base depuis 2015, et de sept points en moyenne pondérée.

« Les investisseurs veulent des stratégies moins coûteuses, et l’industrie a répondu, écrit Michael Dobson, gestionnaire et analyste de recherche, dans son rapport. Le prix compte. Les fonds moins chers ont attiré davantage d’actifs et affichaient un risque moindre de fermeture. »

Depuis 2015, la moitié des fonds les plus abordables ont capté 72 % des souscriptions et représentent 69 % de l’actif total. Les stratégies indicielles affichent des chiffres encore plus marqués : 93 % des flux et 83 % des actifs.

Deux évolutions réglementaires ont contribué à ce mouvement : la mise en œuvre du MRCC2 en 2016 et les réformes axées sur le client en 2022. Et la tendance devrait se poursuivre avec les obligations d’information sur le coût total (total cost reporting – TCR).

Selon Michael Dobson, une plus grande transparence « devrait mener à des décisions mieux éclairées, tant pour les investisseurs que pour les conseillers ». « Tous les investisseurs devraient savoir ce qu’ils paient », estime-t-il.

Reste une interrogation : une transparence accrue pourrait-elle rendre certains investisseurs trop sensibles aux frais, au point d’écarter des solutions qui leur conviendraient pourtant, simplement parce qu’elles coûtent plus cher ?

« C’est possible, admet-il. Les frais ne devraient pas être le seul critère, même s’ils demeurent très importants. »

Pour les conseillers, la bonne approche consiste à parler des frais sans se limiter aux options les moins coûteuses. Morningstar fournit d’ailleurs des données permettant de présenter les ratios de frais de gestion (RFG) avec autant de rigueur que les références de rendement.

« Un conseiller peut très bien dire : “Cette stratégie est excellente, même si elle est plus chère.” » Cette transparence mène à « de meilleurs résultats pour les clients », affirme Michael Dobson. « Plus les clients comprennent ce qu’ils paient, et plus les frais font partie de la discussion, mieux c’est. À la base, c’est au conseiller de guider cette conversation et d’adapter ses recommandations à la réalité propre à chaque client. »

Et comment les frais canadiens se comparent-ils à ceux du marché américain ?

« Les investisseurs canadiens détiennent encore beaucoup de parts assorties de commissions, ce qui fait grimper les RFG affichés, explique l’expert. En les incluant, on a l’impression que les Canadiens paient nettement plus que les Américains. Mais si l’on compare uniquement les parts non regroupées, donc les frais réellement liés à la gestion, l’écart se resserre considérablement. Il demeure, mais il est beaucoup moins prononcé. »

Abonnez-vous à nos infolettres

Kevin Press

Kevin Press est directeur éditorial de Advisor.ca. Il est joignable à l’adresse kevin@newcom.ca.