Achats records de rentes collectives au Canada en 2024 

Par La rédaction | 28 March 2025 | Last updated on 27 March 2025
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Homme d'affaires négociant en ligne sur le marché boursier sur un écran tactile, concept d'investissement numérique.
nespix / iStock

Le marché canadien des achats de rentes a atteint un niveau record en 2024, avec un volume de transactions totalisant 11 milliards de dollars (G$), soit une augmentation de 42 % par rapport à la moyenne des trois années précédentes. En 2023, ce marché s’établissait à 8,8 G$.

Selon l’indice Normandin Beaudry sur la situation financière des régimes de retraite, 2024 a été marquée à la fois par une augmentation du nombre de transactions et par la taille de certaines d’entre elles. Les transactions importantes (de 400 à 800 millions de dollars [M$]) et très importantes (plus de 800 M$) ont représenté près de la moitié du marché. Celui-ci a connu sa plus grande transaction de rentes indexées, d’un montant supérieur à 1 G$.

Toutefois, les transactions de plus petite taille ont parfois eu du mal à trouver preneur, notamment au cours du second semestre, tandis que le nombre de transactions qui se sont conclues de gré à gré a continué d’augmenter.

Les transactions avec rachat des engagements (buy-in) se sont établies à 8,8 G$. Le rachat des engagements (buy-out), où la responsabilité du paiement des prestations a été transférée à l’assureur, s’est élevé à 4,2 G$.

La situation financière des régimes de retraite s’est améliorée en 2024, plusieurs organisations achetant des rentes pour sécuriser une partie de leurs gains, et, parfois, renforcer leur situation financière. Malgré une volatilité accrue et des écarts de crédit plus faibles, la tarification des assureurs est demeurée dans l’ensemble favorable pour les régimes collectifs de retraite canadiens, signale le rapport.

Le taux implicite d’achat de rentes, soit le rendement annuel des régimes de retraite qui avaient utilisé leurs fonds pour acheter une rente collective, était estimé à 4,7 % à la fin de 2024, selon l’Institut canadien des actuaires (ICA).

Plusieurs organisations ont pu transférer les risques de leurs régimes de retraite à un assureur à coût intéressant, indique le rapport. Le mécanisme de rajustement de prime et les transferts de titres (transfer in-kind) ont notamment permis aux assureurs de réduire la volatilité de la tarification dans le contexte de fluctuations des taux d’intérêt.

Sept principaux assureurs se partagent le marché canadien des rentes collectives. Brookfield Annuity Company (récemment rebaptisée Blumont Annuity Company) et Sunlife dominent le secteur en termes de parts de marché, suivis, par ordre d’importance, d’Industrielle Alliance, de la Banque de Montréal (BMO), de la Banque Royale (RBC), de Desjardins et de Co-operators.

Plusieurs changements ont touché l’industrie en 2024 :

  • L’Institut canadien des actuaires (ICA) a publié une nouvelle échelle de la mortalité, qui marque une évolution marquée de l’espérance de vie, un élément déterminant pour évaluer les solutions de transfert de risques proposées par les assureurs, selon le rapport.
  • L’Association canadienne des organismes de contrôle des régimes de retraite (ACOR) a pour sa part émis une nouvelle ligne directrice qui met l’accent sur la gestion des risques pour tous les administrateurs de régimes de retraite au Canada.

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La rédaction