L’allocation 60/40 a-t-elle encore un avenir ? 

Par La rédaction | 27 June 2024 | Last updated on 26 June 2024
2 min read
Tirelire noire en forme de cochon entourée de points d'interrogation.
Photo : Professor25 / iStock

Depuis la pandémie, la performance des obligations est fortement corrélée avec celle des actions. De quoi remettre en question l’allocation traditionnelle 60/40 entre les deux catégories de titres ?

Il est d’usage de se fier à une répartition à 60 % d’actions et à 40 % d’obligations dans un portefeuille classique, afin de pondérer les risques des marchés d’action par le rendement des titres à revenu fixe.

Cette tactique était tout à fait pertinente durant les deux premières décennies du siècle, quand les performances des actions et des obligations étaient corrélées, observe le rapport Crisis Alpha de Purpose Investments. Cette étude se base sur le rendement des titres canadiens, tout en soulignant que le constat est le même pour les titres américains et internationaux.

Or, à partir de l’année 2020, on observe une corrélation positive entre les performances des actions et des obligations. Cette corrélation a même pris une ampleur si importante au cours de la dernière année, qu’elle a atteint des sommets qui n’avaient été atteints qu’en 1984 et en 1996… lorsqu’on jette un regard sur les 70 dernières années.

Dès lors, on peut se demander si l’allocation en obligations demeure tout aussi pertinente présentement.

Bien sûr, lorsque les marchés connaissent de belles performances, l’investisseur ne peut qu’être satisfait des bons rendements octroyés par les deux types de titres. Mais lorsque les marchés d’actions seront orientés à la baisse — ce qui arrivera un jour ou l’autre — le maintien de cette corrélation positive pourrait accélérer la chute de la valeur du portefeuille global.

Purpose Investments s’attend à ce que les corrélations restent élevées à l’avenir. Il est donc prudent de chercher à élargir les sources de diversification, pointe le rapport. Autrement dit : mieux vaut diversifier son choix d’actifs en allant chercher d’autres catégories de placements.

Cet ajustement ne doit toutefois pas nous priver des opportunités offertes par les marchés. Il s’agit plutôt de réfléchir à quel point l’investisseur est capable de supporter la volatilité, qui lui permet présentement de profiter de rendements intéressants.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction