Le revenu fixe entre dans une nouvelle ère

Par Nicolas Ritoux | 21 January 2025 | Last updated on 20 January 2025
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Maintenant que les baisses de taux des banques centrales sont bien entamées, la stratégie optimale en matière de revenu fixe consiste à allonger les échéances tout en privilégiant des rendements de qualité à faible risque, affirme Aaron Young, vice-président, revenu fixe, Gestion d’actifs CIBC.

« Les incertitudes liées aux politiques des banques centrales et à la courbe des rendements entraînent une certaine volatilité sur le marché du revenu fixe, et c’est l’occasion pour les gestionnaires actifs d’ajouter de la valeur aux portefeuilles en tirant parti d’inefficacités du marché et de secteurs sous-évalués », dit Aaron Young.

« Les prix actuels prennent déjà en compte les réductions de taux effectuées jusqu’ici par la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada. Les opportunités vont désormais provenir d’un redressement de la courbe des rendements, tant au Canada qu’aux États-Unis et dans les pays émergents. »

L’expert recommande d’abandonner les conceptions qui ont prévalu ces deux dernières années en raison des hausses de taux brutales des banques centrales. Ainsi, la priorité au court terme n’est plus de mise. Au contraire, il est désormais temps d’allonger les échéances. 

« Je ne dis pas d’aller dans les titres sur 30 ans, mais il est certain que les titres à très court terme ne seront plus aussi bénéfiques alors que les banques centrales poursuivent leurs réductions de taux. L’objectif est d’allonger la durée pour sécuriser un rendement sur une période plus longue, plutôt que de réinvestir continuellement dans le court terme », indique Aaron Young.

Il propose d’équilibrer les portefeuilles entre deux types de rendements : la base, c’est-à-dire des titres gouvernementaux, et le risque de crédit, soit des obligations de sociétés de catégorie investissement ou des dettes titrisées provenant d’émetteurs de qualité. 

Ce n’est, selon lui, pas la peine d’explorer le haut rendement puisque les écarts sont très faibles par rapport au différentiel de risque encouru. « Il y aura certainement de meilleurs points d’entrée dans l’avenir », assure l’expert.

Enfin, il s’agit de garder en tête les risques macroéconomiques, prévient-il.

« Des chocs exogènes tels que les éventuelles barrières douanières de l’administration Trump sont difficiles à prédire et à modéliser. Cette volatilité justifie de faire appel à la gestion active, qui consiste à repérer les bonnes occasions quand elles se présentent pour ajouter de la valeur tout en protégeant le capital. »

Cet article fait partie du programme Gestionnaires en direct, commandité par Gestion d’actifs CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.