Retour à la normale sur les marchés obligataires

Par Nicolas Ritoux | 5 November 2024 | Last updated on 12 November 2024
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Khanchit Khirisutchalual / iStock

L’engouement pour le court terme est moins justifié maintenant que les banques centrales baissent leurs taux, croit Aaron Young, vice-président, revenu fixe, Gestion d’actifs CIBC. 

« La patience des investisseurs obligataires a bien été récompensée avec le début des baisses de taux qui a conduit à une appréciation de leurs portefeuilles. Mais cette période où la marée soulevait tous les bateaux est derrière nous. Même si les banques centrales prévoient de nouvelles baisses, les marchés secondaires en tiennent déjà compte. La priorité est désormais de bien sélectionner les titres du portefeuille », croit Aaron Young.

 « Beaucoup d’investisseurs s’imaginent que les obligations servent uniquement à compenser les risques liés à leurs actions. Mais il s’agit d’un marché très complexe avec de nombreux sous-segments, et beaucoup de possibilités, offrant de nombreuses opportunités pour améliorer ses rendements dans un contexte marqué par des risques liés aux politiques monétaires et aux tensions géopolitiques », poursuit l’expert. 

Jusqu’à récemment, les investisseurs priorisaient les obligations à court terme, d’un à trois ans, qui offraient les meilleurs rendements puisque la courbe de rendement était inversée. Mais celle-ci tend à revenir à la normale alors que les banques centrales deviennent plus accommodantes. Il est désormais possible d’obtenir de bons rendements avec des maturités de plus de trois ans.

 « Les taux peuvent baisser aussi vite qu’ils grimpent, et il faut penser à l’éventualité qu’ils soient très bas lorsque les titres que l’on détient actuellement arrivent à échéance. Mieux vaut donc allonger la maturité des obligations jusqu’à quatre à six ans afin de sécuriser le rendement du portefeuille », estime Aaron Young.

Le choix entre les obligations gouvernementales et celles des entreprises s’avère plus simple, car les écarts de rendement se réduisent ; on est moins récompensé qu’auparavant pour le risque supplémentaire associé aux obligations de sociétés.

« Contrairement à l’ère prépandémique, ce n’est plus la peine de s’aventurer dans les titres de sociétés pour obtenir de bons rendements. On peut y trouver de belles possibilités à condition de se fier à un gestionnaire qui sait obtenir la meilleure compensation possible pour le minimum de risque additionnel », conclut l’expert.

Cet article fait partie du programme Gestionnaires en direct, commandité par Gestion d’actifs CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.