Trois défis à relever pour bénéficier de l’IA 

Par Nicolas Ritoux | 1 July 2025 | Last updated on 25 June 2025
3 min read
Concept de processeur d’intelligence artificielle. Baie de Big Data IA.
BlackJack3D / iStock

L’intelligence artificielle (IA) a le pouvoir de révolutionner l’industrie des fonds négociés en Bourse (FNB), croit Greg Gibson, directeur exécutif et chef des FNB à Gestion d’actifs CIBC.

L’IA peut jouer à la fois un rôle :

  • dans la sélection des titres,
  • dans l’équilibrage des portefeuilles,
  • et dans la gestion des risques. 

« Beaucoup de procédés d’IA relèvent de l’apprentissage-machine et de la reconnaissance de motifs à partir de vastes champs de données. Nous pouvons ainsi enrichir notre processus de sélection, réagir en temps réel aux mouvements des marchés, et déceler certains signaux d’alerte précoces », rapporte l’expert. 

« Les technologies d’IA existent depuis longtemps, mais elles ont maintenant accès à beaucoup plus de données et de puissance de calcul. Les gestionnaires de portefeuille peuvent en tirer une approche plus réfléchie, plus riche et plus inclusive de l’analyse prédictive et mettre leur énergie au service de solutions sur mesure pour les investisseurs. Ils peuvent rapidement identifier les sources de performance dans le marché et concevoir une stratégie stratifiée et ciblée, et tout cela à moindre coût », résume Greg Gibson.

Il donne l’exemple de FNB thématiques où un procédé d’IA permet d’identifier les titres offrant une certaine corrélation ou exposition à un secteur d’activité donné, et d’en tirer un type de portefeuille qui n’aurait peut-être pas pu voir le jour autrement.  

Selon l’expert, des pans entiers du marché devraient profiter d’une automatisation accrue, comme les marchés émergents et les matières premières où les données sont encore rares et peu structurées. 

Mais les gestionnaires de portefeuille doivent relever trois défis spécifiques avant de bénéficier pleinement de l’IA.

« D’abord, il y a le problème de la qualité des données à l’entrée des modèles, qui compromet les résultats à la sortie. Il est crucial de pouvoir acquérir, nettoyer et ranger les données de manière structurée », souligne Greg Gibson.

« Vient ensuite l’analyse. C’est tout le problème dit de la “boîte noire” où les usagers ignorent souvent le fonctionnement des modèles. Il y a une nouvelle tendance en IA qui consiste à promouvoir la transparence sous forme de modèles explicables facilement. Il est en effet essentiel de bien comprendre leur cheminement de réflexion pour juger leurs recommandations », poursuit l’expert.

« Enfin, il y a la question des coûts de mise en œuvre au sein de la construction des portefeuilles de FNB. Il ne faut pas sous-estimer les coûts de l’acquisition et de la structuration des données, qui sont au cœur du processus de l’IA, même si par ailleurs les composantes logicielles sont de plus en plus accessibles au grand public. » 

C’est en gardant ces défis à l’esprit que l’on peut se positionner pour ce qui s’annonce selon lui comme l’avenir des FNB.

« Je vois venir une nouvelle vague de solutions pour les investisseurs qui vont tirer parti de l’IA pour répondre à leurs besoins de manière parfaitement personnalisée. »

Cet article fait partie du programme Gestionnaires en direct, commandité par Gestion d’actifs CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.