Les fonds alternatifs resserrent leur gestion des risques

Par La rédaction | 15 November 2024 | Last updated on 14 November 2024
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Homme et femme d'affaires jouant au jeu de jenga en bois dans un bureau.
makibestphoto / AdobeStock

L’encadrement des risques devient plus restrictif dans le secteur des fonds alternatifs, au point de limiter leur champ d’action.

Les fonds alternatifs mettent en place un encadrement plus restrictif de leurs risques, selon un constat effectué par la firme Beacon Platform auprès de 100 dirigeants de fonds spéculatifs aux États-Unis, en Europe et en Asie.

La plupart de ces dirigeants (93 %) rapportent que les paramètres de risque au sein de leur entreprise se sont durcis, notamment en ce qui concerne les secteurs autorisés à la négociation. Une proportion similaire (95 %) affirme être contrainte de restreindre certaines activités de négociation en raison de l’augmentation des risques ou d’une compréhension insuffisante de ceux-ci dans certains domaines.

Nombre de ces dirigeants (84 %) considèrent les restrictions de négociation comme une tendance croissante pour les trois prochaines années, dont 9 % prévoient une augmentation marquée.

Le secteur du crédit est le plus susceptible d’être réduit en raison d’un encadrement plus restrictif des risques : 71 % des dirigeants s’y attendent.

Plus des trois quarts des dirigeants interrogés (76 %) rapportent des restrictions sur les secteurs dans lesquels ils peuvent négocier. Plus de la moitié (56 %) constatent des limitations sur la valeur des transactions, tandis que 46 % signalent une hausse des exigences en matière de rapports. Enfin, 23 % doivent attendre une analyse des risques avant de réaliser des transactions.

Cette gestion plus restrictive des risques est à mettre en parallèle avec la préoccupation des investisseurs institutionnels en matière de gestion des risques. La plupart des investisseurs institutionnels (85 %) ont déjà décidé de cesser d’investir dans un fonds alternatif en raison de sa gestion des risques. Presque tous (93 %) pensent que cette tendance va s’accentuer.

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La rédaction