L’Europe, le nouvel Eldorado des levées de fonds ? 

Par La rédaction | 31 May 2024 | Last updated on 30 May 2024
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Les gestionnaires de fonds nord-américains s’intéressent de plus en plus aux investisseurs européens, selon une nouvelle étude.

La grande majorité des gestionnaires de fonds nord-américains sont déjà présents en Europe ; et une partie de ceux qui ne le sont pas a le regard tourné vers le Vieux Continent.

Plus de huit gestionnaires de fonds sur dix (83 %) lèvent déjà des capitaux en Europe, indique une étude d’Ocorian, menée auprès de dirigeants de fonds de capital-investissement, de dette privée, d’immobilier, de capital-risque et d’infrastructure aux États-Unis et au Canada, qui gèrent globalement 1 591 milliards de dollars d’actifs.

Et le tiers (35 %) de ceux qui ne le font pas encore prévoient lever des fonds en Europe dans les 12 à 24 mois.

Les fonds consacrés aux énergies renouvelables et à l’immobilier sont les plus susceptibles de connaître une forte augmentation de la collecte de fonds en Europe au cours des 12 prochains mois.

Pour les gestionnaires de fonds, le recrutement d’investisseurs européens présente avant tout l’avantage d’élargir leur base d’investisseurs (61 %). Un sur deux (53 %) observe aussi que les nombreuses opportunités d’investissement en Amérique du Nord attirent les investisseurs européens.

Avant que l’Europe soit un véritable Eldorado, certains obstacles doivent toutefois être levés. Six gestionnaires de fonds sur dix (62 %) préviennent que le coût d’entrée est une des trois principales raisons qui entravent les levées de capitaux en Europe. La moitié (49 %) s’inquiète des problèmes de recrutement de professionnels pour diriger les levées de capitaux outre-Atlantique. Parmi les autres freins, les gestionnaires de fonds signalent le niveau d’attractivité de leur propre stratégie auprès des investisseurs européens (46 %), les difficultés de distribution d’une juridiction à l’autre (42 %), et le défi de choisir la bonne juridiction (40 %).

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La rédaction