Petit à petit, l’oiseau fait son nid

Par Nicolas Ritoux | 10 September 2024 | Last updated on 12 November 2024
3 min read
Une tirelire dans un nid d'oiseau.
Photo : iStockphoto/DNY59

Seule une discipline d’investissements réguliers permet d’atteindre des objectifs à long terme au travers des périodes de volatilité, argue Michael Keaveney, vice-président, solutions gérées, Gestion d’actifs CIBC.

Après la Banque du Canada, d’autres banques centrales à travers le monde s’apprêtent également à réduire leurs taux, à commencer par la Réserve fédérale américaine (Fed) probablement dès la semaine prochaine. Mais l’expert s’attend à une baisse plus modérée que prévu.

 « Une nouvelle vague d’inflation demeure possible, de même qu’un ralentissement économique mondial, en fonction de l’orientation des politiques monétaires. Bien que les baisses de taux soient habituellement positives pour les marchés, elles peuvent avoir des répercussions négatives lorsqu’elles sont trop prudentes ou trop agressives. Il faut aussi s’attendre à de la volatilité en raison des risques politiques liés à l’élection présidentielle américaine ainsi qu’aux relations entre États-Unis, Chine et Europe. Et bien d’autres événements inattendus peuvent survenir », prévient Michael Keaveney.

« Pour réduire les risques face à l’incertitude, la meilleure stratégie consiste à diversifier son portefeuille et à investir de manière périodique. Même si les projets que l’on souhaite financer sont loin dans l’avenir, comme la retraite ou les études supérieures d’un enfant, il faut avoir la discipline d’allouer régulièrement une partie de ses revenus, petit à petit. Et il ne suffit pas de faire des contributions régulières, mais aussi d’investir l’argent immédiatement, sans essayer de deviner le moment le plus propice. Bien que la complexité des marchés puisse nous échapper, la régularité reste quelque chose que nous pouvons contrôler », poursuit Michael Keaveney.

Il mentionne un sondage commandité par la CIBC, selon lequel les répondants qui n’avaient pas mis en place un plan d’investissements réguliers invoquaient le manque de connaissance et la peur de perdre de l’argent comme principales excuses. 

 « Ce sont des inquiétudes compréhensibles, similaires à celles que l’on peut avoir lorsqu’on entame un programme d’exercice physique. On ne sait pas trop comment s’y prendre et on craint d’échouer », reconnait Michael Keaveney.  

« La clef est de maîtriser les concepts fondamentaux de l’investissement, sans aller fouiller dans les détails du marché. C’est là que les conseillers entrent en jeu. Ils peuvent agir comme des coachs comportementaux en empêchant leurs clients de céder à des excès de désespoir ou d’optimisme, en les aidant à accepter la volatilité, et en les poussant à se concentrer sur ce qu’ils peuvent contrôler, à commencer par la régularité des investissements », conclut Michael Keaveney.  

Cet article fait partie du programme Gestionnaires en direct, commandité par Gestion d’actifs CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.