Recul de l’investissement responsable

Par La rédaction | 25 April 2025 | Last updated on 24 April 2025
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Concept d’investissement et de finance - Flèches jaunes vers le bas sur fond bleu du graphique financier
MicroStockHub / iStock

La détention d’actifs responsables a connu une baisse en 2024 parmi les investisseurs individuels canadiens, malgré un intérêt prononcé pour les placements intégrant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

La propriété d’actifs responsables a connu un recul en 2024, puisque 28 % des investisseurs individuels déclarent en détenir, contre 33 % un an plus tôt, selon un sondage de l’Association pour l’investissement responsable (AIR) mené auprès de 1 001 investisseurs individuels.

Les jeunes répondants affichent un taux de détention élevé avec 44 % pour les 18-34 ans. À l’inverse, la proportion chute à 17 % parmi les 55 ans et plus, alors que l’intérêt de ces derniers est en hausse, à 58 % contre 49 % en 2023, indique le sondage sur les perspectives des investisseurs canadiens sur l’investissement responsable.

La tendance va dans le même sens quant à la connaissance de l’investissement responsable : le quart des investisseurs individuels (28 %) déclarent avoir des connaissances moyennes dans ce domaine, alors qu’ils n’étaient que 22 % un an plus tôt. Mécaniquement, le nombre de personnes qui connaissent peu ou pas du tout l’investissement responsable a diminué, passant de 70 % à 66 % en un an.

Mais des obstacles importants se dressent devant les investisseurs. Ainsi, à peine plus du quart (28 %) des investisseurs affirment que leur conseiller leur a déjà posé des questions spécifiques sur les considérations relatives à l’investissement responsable qui correspondent à leurs valeurs personnelles. Pourtant, ce sont les trois quarts des personnes interrogées (76 %) qui disent que ce serait souhaitable.

D’ailleurs, la grande majorité des répondants (88 %) considèrent que les conseillers financiers sont des sources d’information assez importantes ou très importantes au moment de décider de se tourner ou non vers l’investissement responsable. Ce rôle est bien plus considéré que celui des médias (48 %).

Parmi les principaux obstacles cités figurent aussi la crainte de l’écoblanchiment (54 %), le manque de connaissances (55 %), le manque de clarté des appellations et des stratégies des fonds (38 %) et les préoccupations en matière de performance (36 %).

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La rédaction