Tout sur les fonds obligataires à échéance cible

Par Nicolas Ritoux | 23 July 2024 | Last updated on 22 July 2024
2 min read
Un homme courant sur des cases qui se cochent au fur et à mesure pour atteindre une cible en hauteur.
zhuweiyi49 / iStock

 Ces fonds sont idéaux pour des investisseurs qui planifient un retrait à moyen terme et cherchent un meilleur rendement qu’avec des CPG, explique Aaron Young, vice-président, revenu fixe mondial, Gestion d’actifs CIBC.

« Tandis que les fonds obligataires classiques contribuent à l’accumulation de richesse à long terme au sein d’un portefeuille équilibré, les fonds à échéance cible répondent plutôt aux besoins de liquidité ponctuels. Qu’il s’agisse d’un achat important prévu l’an prochain ou des frais de scolarité d’un enfant dans trois ans, ils assurent un remboursement de capital à ce moment-là, assorti d’un rendement attrayant. On peut même investir dans plusieurs échéances à la fois, pour échelonner les remboursements selon les créances du client », explique Aaron Young.

Ces fonds rapportent typiquement plus qu’un certificat de placement garanti (CPG) ou qu’un compte d’épargne à intérêt élevé, puisqu’ils comportent une plus grande part de risque liée aux obligations des sociétés sous-jacentes. Leurs gestionnaires peuvent cependant tempérer ce risque en diversifiant leur composition. 

Leur autre avantage sur les CPG et autres instruments monétaires est la possibilité de déclarer leurs rendements comme des gains en capitaux, ce qui est intéressant du point de vue fiscal dans le cadre d’un compte d’épargne non enregistré. 

Bien que les épargnants puissent acheter eux-mêmes des fonds négociés en Bourse (FNB) d’obligations à échéance cible, l’expert recommande de choisir plutôt les fonds gérés.

« Les gestionnaires professionnels ont l’expertise et l’envergure nécessaires pour capturer des aubaines dans le marché secondaire. Une fois les obligations achetées, leurs fluctuations de prix n’ont plus d’importance à moins de vouloir les revendre avant échéance. Il est important d’expliquer ce principe à des investisseurs qui sont plutôt habitués aux CPG », signale Aaron Young.

Bien que les obligations de sociétés qui composent ces fonds sont le plus souvent de catégorie investissement, il existe toujours un risque de défaut. Une autre bonne raison d’opter pour un fonds géré, argue-t-il. 

« Les gestionnaires de ces fonds réévaluent continuellement le risque de crédit lié à chacune des sociétés sous-jacentes, avec l’aide d’analystes sectoriels. Cela vient renforcer la tranquillité d’esprit des investisseurs. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.