Placements privés : quand l’ESG est synonyme de rendements

Par La rédaction | 30 January 2026 | Last updated on 29 January 2026
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Antony-Weerut / AdobeStock

Depuis que la British Columbia Investment Management Corporation (BCI) a adopté une approche reposant sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ses rendements se seraient améliorés, selon un rapport de l’organisation produit en partenariat avec l’Université de Stanford, repris par Avantages.

Evan Greenfield, responsable ESG de la division des placements privés de BCI et auteur du rapport, raconte ainsi qu’il était convaincu que l’ESG pouvait devenir un levier de création de valeur mesurable. Ce dernier estime avoir pu faire la démonstration de ce point à plusieurs reprises au cours des dernières années dans l’ensemble du portefeuille de BCI « indépendamment du secteur, de l’entreprise ou de la zone géographique ».

Le rapport met de l’avant le fait que les initiatives ESG permettent de générer des retombées financières mesurables. Ces dernières contribueraient notamment à une amélioration du bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (BAIIDA), tout en renforçant la résilience des organisations face aux enjeux réglementaires, sociaux et environnementaux.

Des études de cas réels démontrent comment l’intégration des critères ESG peut contribuer à améliorer la performance financière des placements privés dans des secteurs tels que la logistique, la fabrication et le courtage d’assurances spécialisées.

Au cours des derniers mois, l’approche ESG a connu de forts vents contraires. Certaines juridictions américaines ont notamment contesté cette approche devant les tribunaux au nom de la protection des investisseurs et plusieurs alliances d’investisseurs axées sur le climat ont été dissoutes.

Malgré cela, certains gestionnaires continuent d’investir en utilisant cette approche comme outil de gestion du risque et de création de valeur. C’est notamment le cas de CGI qui estime que l’ESG est un levier « pour améliorer les rendements ajustés au risque ».

Evan Greenfield souligne que l’absence de consensus autour de la définition de l’ESG demeure un défi majeur, les responsables ESG de différents gestionnaires d’actifs non traditionnels peinant à s’entendre sur une approche commune.

Ce manque de consensus freine selon lui l’intégration de l’ESG dans le processus d’investissement des professionnels de l’investissement et des sociétés de capital-investissement.

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La rédaction