Prévisions optimistes pour les placements en obligations

Par La rédaction | 9 October 2024 | Last updated on 8 October 2024
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Une route menant vers le soleil. Dessus on voit des années écrites les unes au-dessus des autres. Cela commence à 2023 et ce jusqu'à 2028.
Marut Khobtakhob / iStock

La demande d’obligations pourrait connaître une croissance inédite au cours des prochaines années, dans un contexte général de réduction du niveau des taux d’intérêt.

Les investisseurs institutionnels et les gestionnaires de patrimoine s’attendent à un transfert massif de capitaux en provenance des marchés monétaires américains et en direction du marché obligataire au cours des deux prochaines années.

La quasi-totalité de ces professionnels (99 %) prévoit que plus de 2 000 milliards de dollars (G$) quitteront les marchés monétaires américains pour être investis sur le marché obligataire d’ici la fin de l’année 2026, selon une étude de la firme de gestion d’actifs Managing Partners Group. Cette étude a été menée auprès d’investisseurs institutionnels internationaux et de gestionnaires de patrimoine, qui gèrent collectivement 136 G$ US.

Dans le détail, plus de la moitié d’entre eux (56 %) prévoient que ce transfert s’établira entre 2 000 et 2 500 G$. Deux professionnels de l’investissement sur cinq (40 %) pensent que ce montant se situera entre 2 500 et 3 000 G$, et 3 % estiment qu’il sera supérieur à 3 000 G$. Seul 1 % des professionnels s’attendent à ce que ce montant soit inférieur à 2 000 G$.

Derrière ces prévisions se cache une vision tout aussi unanime : 99 % des investisseurs institutionnels et des gestionnaires de patrimoine estiment que les investisseurs auraient dû anticiper le passage des liquidités aux obligations avant que la Réserve fédérale américaine (Fed) commence à réduire ses taux d’intérêt.

Ils estiment que ce passage du marché monétaire au marché obligataire aurait permis de ne pas passer à côté de rendements potentiels.

En effet, la diminution du rythme de l’inflation et le niveau élevé des taux d’intérêt renforcent l’importance des titres à revenu fixe pour la stabilité, la diversification et le revenu des portefeuilles. Parallèlement, le prix des actions commence à être vu comme dispendieux, renforçant l’attrait pour les obligations.

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La rédaction