La confiance des PME s’écroule

Par La rédaction | 1 June 2026 | Last updated on 28 May 2026
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Un travailleur industriel travaille avec un collègue au chantier de conteneurs maritimes à l’étranger. Gestion de la chaîne d’approvisionnement logistique et concept d’exportation internationale de marchandises.
Ralf Hahn / iStock

L’indice de confiance à long terme des PME a fortement reculé en mai, passant sous le seuil des 50 points.

En un mois, l’indice a perdu 11,7 points pour s’établir à 46,3, selon le plus récent Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Toutes les provinces et tous les secteurs ont enregistré un recul. Parmi les principaux facteurs expliquant cette baisse, une majorité de PME (72 %) pointent les coûts du carburant comme principale source de pression sur leurs dépenses, tandis que l’insuffisance de la demande demeure le principal frein à leur croissance, selon 53 % des répondants.

« Beaucoup de PME sont dans une situation difficile. La demande est faible, les coûts sont élevés — notamment ceux du carburant — et rien n’indique que la situation va s’améliorer. Ce contexte n’est pas propice à une forte demande ni à l’investissement », observe Andreea Bourgeois, directrice de l’économie à la FCEI.  

Les propriétaires de PME sont obligés de s’ajuster à la situation économique. Résultats : ces derniers ont l’intention d’augmenter leurs prix de 3,1 % en moyenne au cours des prochains mois, et ce, alors que les plans moyens de hausse des salaires sont demeurés à 2,4 %. 

« Ce n’est pas la direction dans laquelle nous souhaitons voir évoluer cet indicateur. La hausse des prix du pétrole accentue les pressions inflationnistes, tandis que les tarifs douaniers et les autres défis économiques continuent de freiner la croissance. Comme la prochaine annonce du taux directeur de la Banque du Canada est prévue dans quelques semaines, la situation est délicate. C’est le deuxième mois où les plans de hausse des prix dépassent 3 %, ce qui amène à se demander s’il s’agit du début d’une tendance à la hausse », poursuit Andreea Bourgeois.

Quant aux plans d’embauche, ces derniers demeurent faibles, sous les niveaux saisonniers. En effet, seuls 14 % des propriétaires de PME envisagent d’embaucher au cours des prochains mois. 

« Les gouvernements n’ont peut-être pas de contrôle sur les événements mondiaux, mais ils peuvent agir sur ce qui se passe ici. Ils doivent tirer parti des politiques nationales pour stimuler notre économie. L’allégement fiscal, la réduction de la paperasserie et l’élimination des obstacles au commerce intérieur permettraient aux PME de mieux faire face aux difficultés actuelles. C’est dans des périodes comme celle-ci que nous pouvons transformer le pays en créant des conditions durables, qui porteront leurs fruits au-delà de la crise actuelle », conclut Simon Gaudreault, économiste en chef et vice-président de la recherche. 

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La rédaction