La tarification ne remplace pas l’évaluation dans le crédit privé

Par James Langton | 7 June 2026 | Last updated on 7 June 2026
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La secrétaire fouille dans une pile de documents importants sur la table du bureau, les livre au gestionnaire pour qu’il les présente à temps lors de la réunion. Notion de difficulté à trouver de l’information à partir de piles de documents.
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Les efforts des gestionnaires d’actifs alternatifs visant à accroître la fréquence de la tarification des actifs de crédit privé — possiblement jusqu’à une tarification quotidienne — amélioreraient la transparence, mais ne résoudraient pas les problèmes inhérents d’évaluation dans ce secteur, affirme Fitch Ratings.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation indique que certains gestionnaires d’actifs alternatifs envisagent d’offrir une tarification plus fréquente des positions de crédit privé, dans un contexte où le marché des investisseurs de détail pour les FNB et autres fonds alternatifs exposés au crédit privé continue de croître.

Même si une fréquence accrue des prix publiés constituerait « une évolution positive », Fitch Ratings estime que cela ne permettra pas de « résoudre les défis plus profonds liés à l’évaluation » de cette catégorie d’actifs.

Le problème fondamental réside dans le fait que la plupart des prêts de crédit privé sont évalués sans données provenant de marchés actifs pour ces actifs, souligne l’agence.

« Bien que l’attrait d’une tarification quotidienne soit compréhensible, la véritable difficulté réside dans la méthodologie utilisée pour déterminer la juste valeur ainsi que dans le volume limité — voire inexistant dans certains cas — des transactions sur les actifs de crédit privé, ce qui entrave la découverte des prix », indique le rapport.

Fitch Ratings insiste sur le fait qu’une tarification quotidienne n’équivaut pas à une véritable découverte des prix, ajoutant que « sans réelle liquidité de marché », le processus de découverte des prix « demeure limité ».

Pour améliorer plus fondamentalement la transparence dans le secteur du crédit privé, il faut, selon l’agence, « des méthodologies d’évaluation robustes et normalisées, un accès élargi aux données sur les emprunteurs, des tests de résistance et une gouvernance renforcée entourant les évaluateurs indépendants ».

Dans cette optique, les efforts de l’industrie du crédit privé visant à introduire des identifiants normalisés pour les titres, ainsi qu’une documentation plus uniforme, « représentent une étape importante vers l’amélioration de la liquidité du marché secondaire », affirme Fitch Ratings.

Toutefois, tant que les opérations de crédit privé continueront d’utiliser des « caractéristiques sur mesure comme des mécanismes de participation au capital (equity kickers) », cela freinera le développement de la liquidité sur le marché secondaire pour ces actifs.

Ainsi, même si la perspective d’une tarification quotidienne représente une avancée sur le plan de la transparence, le secteur doit demeurer « lucide quant à ses limites », conclut Fitch Ratings.

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.