Le CSF encourage une adoption responsable de l’IA

Par James Langton | 19 June 2026 | Last updated on 18 June 2026
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Homme d’affaires et robot se serrant la main. Caractère de robot aider un homme.
Guzaliia Filimonova / iStock

Alors que la course à l’adoption des modèles d’intelligence artificielle (IA) s’accélère dans le secteur financier, le Conseil de stabilité financière (CSF) propose de nouvelles orientations visant à aider les institutions financières à intégrer cette technologie de manière responsable.

Le 10 juin dernier, l’organisme international de coordination des politiques financières a publié un document de consultation proposant 12 « pratiques exemplaires » destinées aux entreprises qui intègrent l’IA, compte tenu des risques et des défis associés à son utilisation dans le secteur financier.

Le CSF a recensé plusieurs catégories de risques pour la stabilité financière, notamment ceux découlant :

  • d’une dépendance croissante à l’égard des fournisseurs de services externes,
  • d’une corrélation accrue entre les marchés,
  • des menaces à la cybersécurité,
  • du risque lié aux modèles
  • ainsi que des enjeux touchant la qualité et la gouvernance des données.

Le rapport examine également un éventail d’autres risques, notamment ceux liés à la protection des consommateurs et à la conduite des marchés, y compris :

  • les risques de traitement inéquitable et de préjudice pour les clients,
  • la possibilité de ventes inappropriées et de recommandations inadéquates,
  • ainsi que les difficultés associées à la surveillance des processus reposants sur l’IA.

« Une bonne gestion de ces risques favorisera une création de valeur durable découlant de l’adoption de l’IA par les institutions financières. Elle contribuera également à limiter les risques pour la stabilité financière à mesure que l’utilisation de l’IA se généralisera dans le secteur », indique le document.

À cette fin, le CSF propose des pratiques couvrant :

  • la gouvernance de l’IA à l’échelle de l’entreprise,
  • la gestion et l’atténuation des risques liés à l’IA tant au stade du développement qu’à celui du déploiement de ces outils,
  • ainsi que les risques technologiques, de cybersécurité et ceux associés aux tiers.

Le CSF précise que les pratiques proposées ne visent pas à établir de nouvelles normes ni à prescrire la manière dont les entreprises doivent adopter l’IA. Elles sont plutôt destinées à guider les équipes de direction et les conseils d’administration des institutions financières « lorsqu’ils examinent leur stratégie d’affaires, l’adoption de technologies et la gestion des risques dans un environnement de plus en plus marqué par l’intelligence artificielle ».

Elles visent également à « favoriser la coordination, la coopération et l’échange d’information entre les parties prenantes, y compris les institutions financières et les autorités de surveillance, au sein des différentes administrations et entre elles », souligne le document.

« Les progrès récents réalisés dans les modèles d’IA de pointe mettent en évidence le caractère dynamique de cette technologie et la rapidité avec laquelle ses capacités évoluent. Les pratiques exemplaires du CSF sont conçues pour aider les institutions financières à adopter l’IA de manière responsable dans un environnement technologique en constante évolution », a déclaré Ho Hern Shin, responsable du volet de travail sur l’IA du Comité permanent sur la coopération réglementaire et directeur général adjoint de l’Autorité monétaire de Singapour, dans un communiqué.

Les commentaires sur le rapport doivent être transmis au plus tard le 22 juillet. Le CSF a indiqué qu’il publiera son rapport définitif en octobre.

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.