Mise de fonds vs mariage : la fête peut attendre

Par La rédaction | 4 June 2026 | Last updated on 4 June 2026
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Mains de l'épouse, du mari signant le jugement de divorce, la dissolution, l'annulation du mariage, les documents de séparation légale, le dépôt des documents de divorce ou l'accord prénuptial préparé par l'avocat. Anneau de mariage.
Roman Motizov / AdobeStock

Face à l’augmentation du coût de la vie et à la flambée des prix de l’immobilier, les Canadiens sont de plus en plus nombreux à envisager de réduire les dépenses liées au mariage afin de financer l’achat d’une propriété. Les Québécois se montrent moins disposés à faire ce compromis, selon un sondage de Royal LePage.

L’accès à la propriété demeure de loin l’objectif financier le plus important pour les Canadiens. À l’échelle nationale, 83 % des répondants considèrent l’achat d’une maison comme « l’acquisition d’une vie », loin devant l’acquisition d’une automobile, les dépenses liées au mariage, les investissements et l’éducation.

Dans ce contexte, près de huit Canadiens sur dix (79 %) qui prévoient se marier demanderaient de l’argent pour une mise de fonds plutôt que des cadeaux de mariage traditionnels. Ils seraient également prêts à réduire l’ampleur des célébrations, ou même à y renoncer, afin de consacrer cet argent à l’achat d’une propriété.

Chez les répondants déjà mariés, plusieurs disent qu’ils feraient aujourd’hui des choix différents. Plus de la moitié (57 %) auraient préféré demander une contribution monétaire à une mise de fonds plutôt que des cadeaux. Une proportion semblable aurait réduit ou annulé ses célébrations de mariage pour devenir propriétaire plus rapidement.

Les Québécois sont moins enclins que leurs concitoyens à sacrifier leur mariage pour devenir propriétaires. Au Québec, 69 % des répondants envisageraient de demander de l’argent pour une mise de fonds plutôt que des cadeaux de mariage. Ils sont plus nombreux à rejeter cette idée (27 % contre 19 %) ou à ne pas vouloir répondre à cette question.

Même constat lorsqu’il est question de réduire les dépenses liées au mariage : 67 % des répondants québécois se disent prêts à diminuer l’ampleur des festivités ou à y renoncer pour financer l’achat d’une propriété, comparativement à 82 % sur le plan national. Il s’agit du résultat le plus faible de toutes les provinces.

Parmi les Québécois déjà mariés, un peu plus de la moitié (53 %) disent qu’ils auraient aimé demander de l’argent pour une mise de fonds, mais seulement 5 % l’ont réellement fait, contre 10 % au Canada.

L’achat d’une propriété est devenu, pour plusieurs couples, le premier engagement financier sérieux, souligne Julien Jacoby-Boissy, courtier immobilier résidentiel chez Royal LePage Triomphe à Montréal. « Aujourd’hui, la priorité est claire : on sécurise son avenir financier par l’immobilier tôt dans la relation, et on garde la célébration pour plus tard, le patrimoine immobilier étant devenu le véritable socle sur lequel on bâtit sa vie de famille », signale-t-il.

Il observe également une nouvelle tendance : certains couples choisissent d’acheter une propriété à des fins d’investissement, en banlieue ou à la campagne, tout en demeurant locataires de leur résidence principale en ville.

Selon lui, les Québécois se distinguent du reste du Canada par des taux de mariage et de propriété plus faibles. Il estime que, sur le plan culturel, ces étapes de la vie sont abordées différemment au Québec. Il ajoute que la stabilité financière à long terme demeure une priorité, mais qu’elle doit être conciliée avec la qualité de vie.

Selon le rapport mondial sur le mariage 2025 de la plateforme spécialisée The Knot, une cérémonie nuptiale et les festivités qui l’accompagnent coûtent en moyenne plus de 45 000 $, sans compter la lune de miel et les alliances.

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La rédaction